Plaisir d'écrire

Ami visiteur, bonjour!
J'ai ouvert ce blog dans une envie de partage, alors si d'aventure vous veniez me lire, j'apprécierais vraiment que vous laissiez quelques mots, quelques impressions, pour que ces écrits soient une sorte de lien et nous permettent d'échanger des ressentis et des émotions. 
Partage ne veut pas dire pillage, les textes et poèmes que j'ai écrits ne sont pas libres de droit, merci de m'envoyer un petit mot si vous souhaitez les utiliser.
A bientôt donc de vous lire
...

 

Vendredi 16 mai 2008




free music



Je ne baisse pas les bras, je fais juste une pause

J’ai envie de profiter de l’éclaircie et du soleil. J’ai envie enfin de ressortir sans penser à la pluie. Pourquoi me protéger et envisager le pire, il ne pleuvra probablement pas… Pourquoi pleuvrait-il ? Pourquoi m’encombrer de ce parapluie qui ne rentre pas dans mon sac à mains m’obligeant à le tenir quand je voudrais me promener les mains libres ? Ce parapluie auquel il faut que je pense sans arrêt, l’ai-je bien emmené avec moi, ne l’ai-je oublié nulle part ?
Je ne veux plus prendre de parapluie avec moi.

Je ne baisse pas les bras, je fais juste une pause

J’en ai assez de dépenser mon énergie contre une ennemie invisible qui se joue de moi en m’obligeant à lui consacrer tous mes week-ends, à me conduire en malade quand je ne le suis pas… encore. Je ne veux plus être l’esclave d’une intruse qui me pompe mon énergie à la façon d’un vampire, je ne veux plus être courageuse, je ne veux plus être raisonnable… je ne veux plus d’elle.

Je ne veux plus de toi.

Je ne baisse pas les bras, je fais juste une pause

Je ne veux plus me piquer toutes les semaines mais je veux me shooter à l’oubli, t’enfermer dans un recoin de ma tête et t’y laisser prendre la poussière le plus longtemps possible.

Je ne baisse pas les bras, je fais juste une pause

Je ne veux pas jouer à la roulette russe mais je fais un choix parce que je ne peux plus et ne veux plus continuer comme cela. Un pari sur l’avenir, un pari sur la chance, un pari sur la vie. Un choix que j’ai pesé mûrement et longtemps. Un choix dont j’assumerai les conséquences. Je suis prête, même si j’ai peur. Résolue à défaut d’être sereine.

Je ne baisse pas les bras, je fais juste une pause

Mais si tu te réveilles, ne crois surtout pas que je ne me battrai pas.


Merci à DJ Joye pour la musique...
et désolée de vous imposer ces états d'âme mais c'est un peu mon blog quand même ;-)))

Je me rends compte que ce texte peut faire peur mais ça n'est pas le but... pour faire simple disons que c'est la suite et la fin (pour le moment)
d'une vieille histoire

par pandora publié dans : La sclérose en plaques et moi
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Jeudi 15 mai 2008

 

                                           Petite fille à Kathmandu


Il éteint la lumière en appuyant sur la truffe du petit dragon mauve qu'elle a choisi comme lampe de chevet. Il avait peur qu'elle fasse encore plus de cauchemars mais elle lui avait dit « Mais non papa au contraire, celui-là c'est un gentil dragon qui fera peur à tous les méchants qui veulent m'embêter quand je dors. Parce qu'il n'y a que moi qui sais qu'il est gentil. Tu comprends  ? ». Il avait compris et lui avait donc acheté cette lampe même s'il la trouvait affreuse. Parce qu'il se souvenait combien dans les premiers temps Sophie avait peur le soir quand le vent faisait voler le rideau en lui donnant une allure menaçante. Elle criait et il devait venir fermer la fenêtre pour chasser le fantôme sans quoi elle n'arrivait pas à se rendormir. Il se souvenait combien chaque bruit dehors la faisait sursauter et se serrer contre lui toute tremblante. Il avait beau essayer de la rassurer en lui disant qu'il n'y avait pas de bombe ici, elle voulait rester blottie dans ses bras sans le quitter. Il se souvenait des cauchemars dont elle se réveillait en hurlant chaque nuit les premières semaines, tellement terrorisée qu'il leur fallait de longues heures à son épouse ou à lui-même pour arriver à la rendormir. Il ne voulait plus qu'elle ait peur alors il lui avait acheté cette horrible lampe et elle ne faisait plus de cauchemars désormais puisque les méchants avaient peur du dragon. Il regarda rapidement dans la chambre si tout était en ordre, ramassa une poupée qui trainait dans le chemin et ferma la porte doucement, sans faire un bruit. Dans le salon, sa femme l'attendait qu'il rassura d'un regard; Sophie, leur fille qu'ils avaient si longtemps attendue, dormait. Son épouse feuilletait l'album photo qu'ils avaient commencé au début des démarches d'adoption de celle qui s'appelait encore Song-Lai et vivait encore dans sa petite ville du Timor Oriental en Indonésie. Sur la petite photo toute cornée prise devant l'orphelinat elle n'avait alors que 8 mois. C'était il y a quatre ans déjà. Quatre ans qu'ils avaient changé sa vie en la ramenant en France et qu'elle avait changé la leur en apportant tellement de bonheur dans leur vie.
 

Et ils feraient tout pour que ce soit la même chose pour leur perle d'amour...

                           [Exercice d'écriture avec début, milieu et mots imposés proposés par écriture ludique]

par pandora publié dans : textes communauté : Ecriture Ludique
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Mercredi 14 mai 2008
 

 

 

Ce matin, pour la première fois depuis longtemps je me suis rendu à mon travail en sifflotant, pas un air d’opéra, non, je n’y connais rien mais un air entendu dans une publicité.  Le soleil brillait comme jamais dans le ciel, au diapason de mon humeur enjouée. J’étais en retard de plus de deux heures, grasse matinée oblige, mais je m’en moquais. J’avais revêtu une dernière fois mon uniforme dans lequel je transpirais abondamment mais cela m’était complètement égal. Rien n’avait plus d’importance, rien n’était plus grave, rien n'était plus triste. Mon boss m’attendait très énervé, guettant fiévreusement mon arrivée avec une grosse envie de bouffer de l’agent retardataire, alors que c’était la première fois que ça m’arrivait dans ma carrière. Je balançais nonchalamment mon holster à la main, ce qui le contraria encore plus.

« Bon sang Sanchez, qu’est-ce que vous foutez, vous avez-vu l’heure ? Et arrangez-moi correctement ce holster, ce n’est pas un sac à mains. Qu’est-ce qui vous prend ? »

« Calmez-vous patron, je viens vous le rendre »

« Me rendre quoi ? Vous avez l’air bizarre, que se passe-t-il ? »

« Patron, je vous rends mon tablier, sauf que dans la brigade, c’est un holster. Je décroche, c’est fini pour moi. »

« Que vous arrive-t-il ? C’est à cause du viol de la petite Margaux ? Des deux vieux torturés dans leur maison pour qu’ils donnent la combinaison du coffre ? Prenez plutôt quelques jours de vacances, cette semaine a été difficile pour tout le monde… »

« Non patron, j’me barre. FINITO !

Vous vous souvenez des 37 lacérations qui ont tué les p’tits vieux, des 23 coups de fouet du cinglé qui battait sa femme, des 3 sacs de billets piqués à la banque et des 5 braqueurs qui sont encore dans la nature, des 49 plaintes déposées la semaine dernière, dont 8 viols sur mineure et de mes 17 années de bons et loyaux services. Ben j’ai coché ces numéros sur une grille de loto. Et devinez quoi… J’ai gagné la super cagnotte !

Le casse du siècle dans les règles de l’art, pas vrai patron !»




                                           [exercice d'écriture sur photo avec incipit pour Paroles¨Plurielles
                                                                                                        Photo de Narb ]

par pandora publié dans : textes communauté : La gazette des blogs
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Mardi 13 mai 2008


Les fans d'Indochine apprécieront...


 

Je vous propose un texte ET un jeu (je vous gâte trop, vraiment ;-))
Pour les fans d'Indochine, il y a dans ce textes 30 titres de chansons... pas forcément les plus connues d'ailleurs... c'est plutôt difficile je vous préviens.
Lancez-vous et mettez votre "score" en commentaire (sans tricher, hein, je vous fais confiance), j'offre... euh... toute mon estime et mon admiration au gagnant ou à la gagnante ;-)))))




Il est 4 heures, les oiseaux commencent à chanter dans les premières lueurs du matin et de ma fenêtre j'ai une vue plongeante sur les toits du monde que je domine. Maigre consolation : malgré mon manque chronique de sommeil c'est moi le seigneur des toits. Mais qu'en faire quand matin après matin je collectionne les plus mauvaises nuits qui n'en finissent pas ? Les portes du soir refusent de se fermer, je ne pense qu'à elles...

Leila que j'ai aimée dans la poussière d'une maison perdue. Alice et June, les deux sœurs, grâce auxquelles j'ai pris le train sauvage et que j'ai sauvagement enfourchées sur la colline des roses. Candy la cowgirl que je tirais plus vite que mon ombre. Et toutes les autres que j'ai aimées à leur façon pour ce qu'elles m'apportaient : les silences de Juliette m'apaisaient après la chevauchée dans des champs de blé puis Justine à l'heure dite prenait le relais pour m'emmener à l'est de Java. Et Anne et moi, Anne que je retrouvais 3 nuits par semaines, Anne qui a été la première des ombres sur l'O apparue soudain l'été dernier. Ces ombres qui désormais me hantent jour et nuits en transformant ma vie en un séjour à Punishment Park. Un cauchemar permanent.
Vous ne me laissez plus une seule minute de répit et entrez dans le rêve désormais au point de m'empêcher de trouver la paix dans la nuit des fées. Mes nuits sont pires que mes jours, le manque de sommeil fait de moi un homme que je ne suis pas, un singe en hiver qui n'arrive même plus à trouver la paix dans l'alcool et la came. Qu'attendiez-vous donc de la part d'une drugstar ? Que je vous aime romantiquement à la façon « d'autant en emporte le vent » quand je lui préfère «Trainspotting » ? Que je sois tendre et attentionné quand je savoure le rouge ? J'aimerais tellement posséder une machine à rattraper le temps mais vous savez que c'est impossible ! J'ai prié le Petit Jésus. J'ai demandé à la lune. C'est impossible.

Ce qui est fait est fait.

Je ne voulais pas lever la main sur vous mais la folie teintée de cocaïne a guidé ma main, me conduisant à vous faire du mal, à mettre de la couleur, ce rouge que je savoure sur les murs, sur les draps, par terre.  Tout ce sang. Mais je n'aime plus le rouge qui est là partout, dans ma tête, dans mes rêves, de nuit comme de jour. Le rouge et vos ombres : Anne, Leila, Juliette, Justine, Alice, Candy, June .... Je regrette. D'ici mon amour me semble bien inapproprié, mais croyez moi je vous ai aimées, toutes. Laissez-moi enfin tranquille maintenant. Aujourd'hui je pleure, je ne dors plus, je ne vis plus, je ne suis plus rien. Vous avez gagné ! Que voulez vous de plus pour me punir ?

... Mais que Fait Candy ? Candy prend son fusil ! Tu n'existes pas, tu es une ombre, je t'ai tuée comme les autres, tu ne peux pas me faire de mal....Tu me donnes ton fusil ? Mais pourquoi faire ? Tu veux que je le mette là, dans ma bouche, pour pouvoir enfin dormir ? Vous me promettez de me laisser tranquille si j'appuie ? Plus de rouge ni d'ombres ? Promis ?

Dormir, enfin...


Alors ?
Combien vous en avez trouvé?  
Seulement !!!!  
Voici la solution : tous les titres que vous auriez dû trouver si vous étiez des VRAIS fans (mais j'avoue que j'en connaissais très peu) :

Leila
A l'est de Java
Des ombres sur l'O
3 nuits par semaine
Le train sauvage
La chevauchée des champs de blé
La machine à rattraper le temps
Une maison perdue
Punishment Park
Soudain l'été dernier
Les plus mauvaises nuits
La colline des roses
Savoure le rouge
Sur les toits du monde
La main sur vous
D'ici mon amour
Candy prend son fusil
Drugstar
Les silences de Juliette
Petit Jésus
La nuit des fées
Un singe en hiver
J'ai demandé à la lune
Anne et moi
Le seigneur des toits
Entrez dans le rêve
Les portes du soir
Alice et June
Aujourd'hui je pleure
Justine à l'heure dite
                                                 

                                                                [exercice pour l'atelier d'écriture ludique]



                    
par pandora publié dans : textes communauté : Ecriture Ludique
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Lundi 12 mai 2008

Comme apparemment tout le monde profite du soleil, à mon tour ;-)
Rien de tel qu'une petite marche dans la nature pour se redonner la pêche....


 

Quelques neves font encore de la résistance...

Et Dame Nature hésite avant de quitter complètement son manteau
hivernal.. mais le vert est tout prêt à réoccuper le terrain

Mêlé d'un peu de jaune : les jonquilles tapissent les prairies

Que la montagne est belle  ;-))) 

Quant à moi, je vais me reposer au soleil aujourd'hui,
parce que demain je reprends déjà le collier ...

par pandora communauté : plume d'oie
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Dimanche 11 mai 2008

 

J'accueille aujourd'hui Kanga (pas de lien car son blog est encore en construction ...) qui a écrit un très beau texte sur différentes Pandora pour la page du dimanche consacrée à ... Pandora. Et en plus, elle fournit même les photos ;-))
Merci beaucoup Kanga.

PANDORA

 

Lentement je m'éveille, baignant dans l'éclat luminescent des lieux.

Plus aucun repère, ni dans le temps, ni dans l'espace...

A peine ai-je conscience d'exister en dehors de mon esprit, traversé de bizarres fulgurances. J'ai un corps aussi et des sensations. Peut-être suis-je dément ou mort ou aspiré dans un univers parallèle, je l'ignore. Est-ce que je purge ici un châtiment pour un crime odieux, ou bien suis-je le cobaye d'une expérience interdite ? Mystère.

Peu m'importe, j'existe dans ce monde incommensurable du Labyrinthe J'ai beau marcher, courir à perdre haleine, bifurquer ici ou là, les couloirs se reproduisent à l'identique. La seule chose qui peut m'arrêter, c'est un cul-de-sac, alors je retourne en sens inverse jusqu'au prochain carrefour. Des tunnels à la clarté diffuse se croisent, alignant leurs murs d'un blanc opalescent, où surgissent parfois comme des respirations de lueurs rosées ou jaune pâle.

Aucun objet, aucune porte, aucun meuble, je ne rencontre que le vide à l'infini. Aucun être vivant à part moi, aucun son, sauf parfois des vibrations cristallines qui résonnent au hasard du temps, venant de nulle part.

Quand épuisé par l'exercice, je m'allonge au pied d'un mur, les yeux clos, des lambeaux d'images colorées, des odeurs parfumées de fleurs, des caresses soyeuses effleurant mes mains, le goût salé d'une autre peau sur mes lévres, surgissent en vrac du passé. J'ouvre les yeux, tout disparait. Ici, je n'ai pas besoin de nourriture. Je reste en vie animé par un mouvement perpétuel.

Mais mes nuits sont plus pleines que mes jours et dès que je m'endors n'importe où, elle apparait, Elle, Pandora, sous un de ses multiples visages.

La première venue me visiter dans mon sommeil, c'est l'Eve des Grecs, parée de toutes les beautés, créée avec duplicité par Zeus, pour le malheur des humains, après que Prométhée leur eut donné le feu. Curieuse, elle ouvrit une boîte d'où s'échappèrent les maux et les maladies de l'humanité, seule l'Espérance resta au fond quand elle la referma.

 


Pour moi, la curiosité n'est pas un défaut, au contraire, sinon comment progresserions-nous dans la connaissance de monde et de nous-mêmes ?

Elle s'approche, évanescente, me frôle l'air désolé, un doigt sur la bouche, m'apportant l'espoir en partage....

 

Plus tard, elle m'envoie des images de Pandora's Book de Pabst. Louise Brooks (Loulou-Lulu) avec son visage d'icône hante mes nuits.



Mutine, gracieuse et perverse, elle les affole tous, les jeunes et les vieux, hommes et femmes, les laissant brisés dans son sillage. Et va à la rencontre de son destin fatal dans les brûmes interlopes de Londres se jeter dans les bras de Jack l'Eventreur.

 

 

 

Ces visions me laissent fourbu, fou d'amour et de désir pour un objet hors d'atteinte, transi d'angoisse à la pensée que je suis peut-être un avatar de Jack, payant éternellement ses horribles forfaits.

 

Au plus profond de ma détresse, une autre vision vint mettre du baume sur mes plaies, la beauté radieuse d'Ava Gardner, illuminant le film symbolique d’Albert Lewin "Pandora". Je l'observe, sublime, songeuse à la tombée de la nuit. Elle me sourit, impériale avant de nager vers le vaisseau fantôme, pour rejoindre le hollandais volant, son amour, pour qui elle sacrifiera sa vie, afin que son âme éperdue trouve le repos éternel et que cessent ses courses infernales.



Au réveil, je reste ensorcelé par le visage d'Ava et je me demande si ce n'est pas pour moi qu'est morte Pandora.

 

 

 

Entre ces trois déesses, je vis mes nuits. Je ne suis plus seul, mais je ne peux les atteindre, les toucher. Si j'essaie, elles disparaissent me laissant livré aux cauchemars. Elles seules me font des signes, mouvement de la main de la l'Eve mythique, regards brûlants de Louise, sourires énigmatiques d'Ava. Je dois m'en contenter.

 

Une nuit, ce que j'appelle nuit, synonyme pour moi de sommeil, une autre Pandora apparaît : l'adolescente que Corto Maltese sauva dans "la ballade de la mer salée". Douce, fragile, courageuse, passionnée, elle est peut-être le seul vrai amour que Hugho Pratt offre à son alter-égo. Le "bijou romantique", comme il l'appelle restera à jamais gravé dans sa mémoire. En la quittant il lui dira : "c'est parce que tu ne ressemble à personne que j'aurais voulu te rencontrer toujours... n'importe où...".



Lorsqu'elle parait dans mes nuits, fraiche, sincère et belle et rebelle, je sens la caresse de sa main effleurer mon front. Elle seule me touche et s'en vont tous mes tourments.

 

 

 

 

Lentement je m'éveille, baignant dans l'éclat luminescent des lieux.

Plus aucun repère, ni dans le temps, ni dans l'espace...

Peut-être suis-je le démiurge du labyrinthe ? Finirai-je expulsé de ma création, rejeté vers les ténèbres extérieures ?

Qui sait ?

Un seul nom s'attarde sur mes lèvres fiévreuses et enflamme mon imagination: le tien, Pandora.

 


kanga

PS: sont évoqués dans ce texte:
- Le mythe grec de Pandora
- Pandora's Box (Loulou ou Lulu) film Georg Wilhelm Pabst 1929 
- Louise Brooks (1906-1985) actrice, héroïne de Pandora's Box et de films muets
- Jacques l'éventreur
- Pandora film d'Albert Lewin (1951)
 - Ava Garner (1922-1990) actrice, héroïne de Pandora
- Le mythe du hollandais volant (Vaisseau fantôme)
- Corto Maltese - Ballade la mer Salée - Bande dessinée d'Hugo Pratt (1967 et 1972)
 - Le mythe du labyrinthe, mythologie grecque.
- Le labyrinthe, en écho à l'oeuvre de Borgès tout entière sous le signe du labyrinthe, symbole du parcours de la vie et de la place de l'homme dans l'univers.

 

par pandora publié dans : pandora
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Samedi 10 mai 2008

 

                            Photo: masque africain (Gabon, ethnie kwélé)



Pendant quelques heures elle a voyagé très loin, de l’autre côté de la Méditerranée, dans la chaleur humide et la poussière rouge, dans les odeurs d’épices et de savon de Marseille. Elle a voyagé jusqu’au plus profond des terres africaines, là où elle est la seule blanche, là où on ne la connaît pas, là où il l’attend depuis si longtemps. Son sorcier africain qui fait pleuvoir du soleil dans sa vie. Lui.

Il a tout préparé pour accueillir sa capricieuse mais trop rare princesse comme il se doit, mis son beau pantalon en batik, tondu ses cheveux et taillé les maigres poils qui lui font office de bouc. Il a rangé ses affaires et mis de la musique en fond sonore, Youssou N’dour et cette artiste malienne qu’elle aime tant. Des rythmes africains pour la réchauffer et la mettre en transe, l’amener à se détendre et à sourire, ce sourire qu’il aime tellement.

Oui, la revoir enfin sourire.

Et comme à chacun de leurs rendez-vous, quand il lui sourit de ses dents si blanches et lui ouvre ses bras, quand il l’accueille par son prénom avec sa prononciation si musicale, quand il la prend dans ses bras et l’enlace, elle se demande pourquoi elle a mis tellement de temps à le revoir.

Elle ferme les yeux et imagine la petite concession avec toutes les cases, les vaches faméliques qui paissent tout autour, les femmes qui pilent le mil, un bébé dans le dos, les poules qui caquètent et les enfants qui rient et courent tout autour. Le soleil accablant et écrasant qui annihile toute volonté en plombant l’atmosphère. Les feux de bois qui font mijoter le repas et dégagent alentour une délicieuse odeur de riz collant. L’Afrique. Sauvage. Cette Afrique qu’elle aime tant.

Elle rouvre les yeux et le regarde qui la regarde tout en sensualité, tout en désir. Il est celui qui arrive à la faire se sentir femme malgré son corps qu’elle n’aime pas. Il est celui dont le désir la fait se sentir désirable. Il est celui dans les yeux duquel elle se sentirait presque belle…. Son prince charmant, son Masai à la longue lance, son oncle Tom au sourire désarmant, son Yannick Noah aux fesses rebondies.

Et elle l’écoute parler de son village, de son pays, de la vie là-bas, de la famille et de ses racines si profondément ancrées. Elle l’écoute et se laisse bercer, et elle voyage loin du stress et de la vie surmenée d’ici, dans un pays où le temps prend encore le temps, dans un pays où l’on vit au jour le jour en en savourant toute l’essence, amertume comprise.

Et elle se laisse emporter dans son Afrique natale puis gagner par son désir contagieux, leurs corps s’unissant dans un fondu de noir et de blanc, l’ébène et l’ivoire réunis en une multitude de touches pour un concert bicolore qui finira en une explosion de couleurs. Magie de l'Afrique.



                                                                    [photo issue de barrastoutcru.ca/Masque%20africain.jpg]
                                                   

par pandora publié dans : textes communauté : plume d'oie
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Samedi 10 mai 2008



AFRICA

Paroles: JM Bériat. Musique: JP Goussaud   1982
© 1982 Disque Flarenash

Chantée par Rose Laurens


Je suis amoureuse d'une terre sauvage
Un sorcier vaudou m'a peint le visage
Son gri-gri me suit au son des tam-tams
Parfum de magie sur ma peau blanche de femme

{Refrain:}
Africa
J'ai envie de danser comme toi
De m'offrir à ta loi
Africa
De bouger à me faire mal de toi
Et d'obéir à ta voix
Africa

Je danse pieds nus sous un soleil rouge
Les dieux à genoux ont le cœur qui bouge
Le feu de mon corps devient un rebelle
Le cri des gourous a déchiré le ciel

{au Refrain}

Dangereuse et sensuelle, sous ta pluie sucrée
Panthère ou gazelle je me suis couchée
Au creux de tes griffes je suis revenue
A l'ombre des cases je ferai ma tribu

Africa
J'ai envie de danser comme toi
Et d'obéir à ta loi
Africa, Africa

Je suis amoureuse d'une terre sauvage
Un sorcier vaudou m'a peint le visage
Son gri-gri me suit au son des tambours
Parfum de folie, magie de l'amour



                                                                     A suivre: Africa, le texte...
par pandora publié dans : Livres, musiques et films communauté : La récréa - Bigornette
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Vendredi 9 mai 2008


 
 " Tisserand "




Le grand métier de la vie

 

 

Sur le grand métier de la vie

Inlassablement de Ses Mains

Il tisse toutes sortes de destins

Guerrier, paysan ou génie

 

Mais parmi toutes les couleurs

Il a certaines préférences

Qui a dit que le Créateur

Ne faisait pas de différence ?

 

Il noue le rouge avec le blanc

L’énergie teintée de sérénité

La passion calmée par la paix

Les entremêlant étroitement

 

Le Tisserand, artiste de nos vies

Aime mettre espoir et couleurs

Pour oublier juste quelques heures

Ces fils coupés qu’Il a plongés dans l’oubli




                                                             [ Un exercice d'écriture pour la petite fabrique d'écriture
                                                            Image: Tableau du magnifique blog de Joelle Chen]

par pandora publié dans : Pour tous les jours communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 8 mai 2008

Vous aviez fait la connaissance de Diskromion il y a quelques temps dans "Le sort d'une bataille", voici la suite de ses aventures:

                                                                

La nuit où j'ai volé sur le dos du dragon une grande écaille dorsale, la lune était claire et sa carapace brillait de mille feux d'argent... mais je devrais peut-être reprendre cette histoire par son commencement !

Mon maitre le grand archimage Balthus m'avait confié cette mission après ce que l'on appelait désormais dans tout le royaume "la grande orgie d'Arikion". Ce qui devait être un effroyable bain de sang entre les morts vivants et les guerriers humains s'était transformé en corps à corps enfiévrés auxquels seule la survenue d'un violent orage avait pu mettre fin. Les trombes d'eau s'étaient abattues par paquets en séparant les couples improbables dont chaque membre très surpris était reparti penaud dans son camp, les morts vivants d'un côté et les guerriers humains de l'autre. Pas de bataille, pas de sang... mais pas de vainqueur ni de vaincu (On raconte cependant qu'il y aurait eu quelques bébés nés de ces ébats, mais ces rumeurs émanent de magazines à scandale dont j'ai appris à me méfier).

Le roi Bastiléus avait donc été très fâché par cet incident qui ternissait singulièrement l'image de ses armées et il en tenait mon maitre pour personnellement responsable. Maitre qui m'en tenait lui même pour responsable moi, Diskromion, simple apprenti archimage. (C'est toujours sur le petit personnel que tout retombe !)
Il me donnait depuis corvée sur corvée et mission sur mission, toutes plus dangereuses les unes que les autres. Il m'envoyait chercher des pistils d'oulpimure dans les marais maudits en oubliant de me préciser que la plante était carnivore et mesurait près de 20 coudées de haut ou chercher des dents de noctules sans me préciser que la bête en question en avait plus de 500 en réserve et qu'elle était particulièrement peu coopérative. Bref, désormais, quand Balthus me faisait chercher, je rangeais mes affaires et laissais une lettre à l'attention de mes parents pour le cas où je ne reviendrais pas.

Cette dernière mission, je le pressentais, était d'une importance capitale puisque l'horrible nécromancien Malparus se sentait lui aussi humilié par le comportement de ses morts vivants et que les espions du royaume laissaient entendre qu'une nouvelle attaque était à craindre. Mon maitre avait à cœur de se racheter et il voulait faire une surprise au Roi en lui confectionnant une armure magique qui le rendrait pratiquement invulnérable. Il avait besoin pour cela de différents ingrédients pour lesquels il avait téléporté ses apprentis aux quatre coins du royaume, mais il en restait un dernier, unique et précieux, sans lequel l'armure ne pouvait être créée : une écaille de dragon.
« Diskromion tu m'as prouvé lors de tes dernières missions combien tu étais valeureux et je ne te mentirai pas : celle que je veux te confier est très périlleuse et il y a de gros risques que tu n'en reviennes pas (c'est d'ailleurs la deuxième raison pour laquelle je te la confie). J'ai besoin d'une écaille de dragon pour finir l'armure magique mais cette écaille ne peut provenir que d'un seul dragon : Eliott le Dragon (ne souriez pas, dans mon univers de fantasy ce n'est absolument pas un gentil héros comme chez vous, mais celui dont on raconte la terrible histoire pour calmer les enfants qui ne sont pas sages !). Tu vas donc partir pour l'Ile de Ernéun où il vit depuis qu'un méchant rhume lui a fait brûler son précédent domicile »
Et avant que je n'aie eu le temps de dire le moindre mot, il lève sa baguette et me téléporte (alors qu'il est pourtant bien précisé dans notre contrat d'apprentissage que nous pouvons refuser ce type de mission).

Il me fallait rapidement trouver un plan si je ne voulais pas servir de brochette apéritive à Eliott ce qui ne manquerait pas d'arriver quand il se réveillerait dans quelques heures et m'apercevrait. Il dormait, comme tous les dragons, sur le point culminant de l'ile et j'apercevais son reflet brillant et imposant par cette nuit de pleine lune. Je gravissais la colline en faisant le moins de bruit possible et en essayant de réfléchir à la façon de me tirer de ce mauvais pas quand je me souvins de l'incident du rhume d'Eliott. Avoir un rhume en cette période ne pouvait être dû qu'à la krastilune, un insecte volant qui vit pendant seulement quelques semaines à cette période mais cause beaucoup d'allergies. Hors outre le krastirhume (excusez-moi pour les termes techniques mais c'est le nom médical) elle provoque des desquamations de la peau, donc des écailles. Je n'avais donc plus qu'à me faufiler sans me faire entendre jusqu'au nid du dragon, repérer une plaque d'écaille en train de se décoller et en prélever une... Et ce qui est dit fut fait.

Voilà comment je me suis racheté auprès de mon maitre et que je suis devenu le héros de la Tour magique de l'Ile de Farnean. Il va sans dire que depuis cette aventure, je n'ai plus jamais écrasé un seul krastilune de ma longue existence !

  

                                                           [Texte avec incipit écrit pour les impromptus, 
                                                         image de dragon venant du superbe site claire.feerik.com/]

par pandora publié dans : textes communauté : Ecriture Ludique
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