Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /Nov /2007 00:03
Quand j'ai décidé de mettre mes poèmes en ligne, je me suis posé beaucoup de questions sur ceux que je pouvais faire lire, la part de secret que je me devais de garder, de jusqu'où je pouvais dévoiler de mon intimité...
J'ai écrit ces poèmes pour moi, ils n'étaient pas destinés à être lus au départ, puis j'en ai montré, j'ai eu des retours positifs et j'en ai montré d'autres; ces poèmes sont une partie de moi, ils ne sont pas moi, ils ne sont que l'expression d'un moment, d'un instant...Je considère d'ailleurs que certains sont "périmés" , mais ils n'en restent pas moins intéressants voire beaux .
J'espère donc que je ne choque personne, et que mes écrits, bien que personnels, restent lisibles par tous. Si ça n'était plus le cas, merci de m'en alerter.

En illustration, la chanson "Déshabillez-moi "par Juliette Gréco, toute en douceur, et la reprise qu'en a fait Mylène Farmer, beaucoup plus punchy. J'avoue ne pas arriver à choisir laquelle je préfère des 2 ...
Peut-être pourriez-vous m'aider à décider ?



 


 

Intimité

 

Faut-il se déshabiller pour se mettre à nu

En se montrant ainsi sans dessous dessus ?

Dévoiler des territoires habituellement cachés

Et laisser voir bourrelets et grains de beauté

Notre pudeur nous retient de toute exhibition

Mais est-on si protégé sous une couche de chiffons?

 

Que penser alors de ces textes et de ces poèmes

Que je livre sur ce blog abritée derrière mon pseudo?

Ils en dévoilent bien plus que certaines photos pornos

Sans même être classés X... c'est peut-être un problème

Je me crois protégée cachée derrière mon écran

Mais j'en dis beaucoup, je me découvre vraiment

 

La toile est un cocon accueillant et douillet

Sur laquelle on est tenté de livrer ses secrets

Pseudo anonyme dans un environnement virtuel

On en montre souvent beaucoup plus que dans le réel

Mais en se dévoilant ainsi on s'expose aux courants d'air,

Et gare au coup de froid si l'on n'est pas assez couvert...




 


 

 

 

 

 

 

 

Par pandora - Publié dans : Pour tous les jours
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 00:02
Encore un poème un peu triste aujourd'hui il porte sur la maternité et le désir d'enfant.
Il est important pour moi de séparer le désir et la volonté d'avoir un enfant.
Je le dis ici, oui je l'avoue, le désir est bien là, mais je ne crois pas que cela soit raisonnable avec cette maladie. Il me reste cependant encore quelques années, plus que quelques années, pour changer d'avis...
Bien à vous




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Petit bonhomme


Tu es là dans les limbes, tu attends,

Tu me vois qui recherche tant l'amour

Alors que tu es là depuis si longtemps

A espèrer venir sur terre un beau jour


Mais tu sais maman a peur de ne pas assez t'aimer,

Depuis longtemps je n'ai que de moi à m'occuper,

Comment savoir si mon coeur est assez grand

Pour te combler d'amour et de sentiments?


Mais tu sais maman pense que la vie est très difficile,

Que les hommes se battent, que la nature se meurt

Comment te mettre au monde sur une terre si fragile

Alors que tout risque de sauter sans espoir d'ailleurs?


Mais tu sais maman n'est pas comme toutes les mamans,

Elle a une maladie qui grandit en elle, lentement,

Elle a peur un jour de ne plus pouvoir marcher,

Elle a peur, alors, de ne plus oser te regarder


Petit bonhomme tu es peut-être fâché contre moi,

Et tu te demandes pourquoi je ne veux pas de toi,

Pardonne moi mais j'ai si peur que tu me dises un jour

Que tu ne m'aimes pas quand je t'aime de toute la force de mon amour



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Par pandora - Publié dans : La sclérose en plaques et moi
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Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 00:01
On lit et on écrit beaucoup de choses sur l'amour, j'ai eu envie d'y mettre moi aussi mon grain de sel, quoi qu'en l'occurrence c'est plutôt un grain de poivre...
Et pour aller avec l'esprit du poème, une chanson d'Aznavour que j'aime beaucoup: "tu t'laisses aller", 
Bon dimanche

 

 

 


Amour

 
Il paraît que l'amour c'est aérien et léger

Qu'il n'y a qu'à se laisser aller pour pouvoir y goûter

Qu'il suffit juste d'un peu d'abandon et de curiosité

Pour que ma vie se transforme en un vrai conte de fées 

 

Il paraît qu'en amour on ne se pose pas de question

Sans devoir réfléchir on sent que tout de suite que c'est le bon

Il ne se pose pas le problème du choix 
Puisque c'est Lui, puisque c'est Moi

 

   Alors pourquoi est-ce pour moi un tel engagement

Là où les autres vivent d'abord leurs sentiments,

Des moments de plaisirs intenses et partagés
Quand que je ne vois que sérieux et risque de me tromper

 

A croire que j'appréhende la routine quand tout est encore passion

Que je me prépare au pire quand il faudrait profiter du meilleur

Que je ne crois pas à l'amour, que je me pose trop de questions

Que je suis trop cynique... à croire que j'ai peur

 

Aimer c'est baisser ses barrrières, se montrer telle qu'on est

Et croire que malgré tout on pourra être aimée

Donner beaucoup de soi, se livrer, faire confiance
S'abandonner à l'autre sans aucune méfiance 

 

 

Quand la lune de miel sera terminée et que le quotidien prendra le pas

Quand l'aveuglement des premiers jours deviendra lucidité

Quand il me verra comme je suis et pas comme il me croyait

Quand nous comprendrons que ce n'était pas Lui, que ce n'était pas Moi

Je me rendrai alors compte, mais trop tard, que j'ai montré mes fêlures,

A quelqu'un qui s'en servira pour en faire des blessures

 

Par pandora - Publié dans : Pour quand il fait triste
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /Nov /2007 00:01
J'ai envie de mettre un poème plus gai aujourd'hui, et je reste finalement dans la lignée des textes précédents, puisque les voleurs passent... par la fenêtre ;-)
C'est un poème écrit récemment, et très important pour moi parce qu'il exprime vraiment les pensées du moment.
Je met aussi la chanson de Brassens, "Stances à un cambrioleur", à laquelle une amie a immédiatement pensé quand je lui ai fait lire la poèsie... je n'avais pas souvenir de la chanson mais peut-être que mon inconscient si! Il doit cependant avoir alors une très bonne mémoire car 1972 est mon année de naissance ;-)
Si vous double-cliquez sur la video, vous tomberez (Aie!) sur le site de daily motion où il y a les jolies paroles de la chanson
Bonne journée et atttention aux voleurs...


 

Cambriolage


Quand je suis rentrée dans mon (chez) Moi ce soir

Tout avait été retourné, c'était vraiment la foire

Plus rien dans les placards ni dans les tiroirs

Quelqu'un m'avait pris toutes mes idées noires


J'avais pourtant bien fermé à clé

Mais on a brisé toutes mes défenses

On a vaincu toutes mes résistances...

Il semblerait que j'aie été cambriolée


Notez bien que je n'y tenais pas tellement

Que j'avais envie de me changer les idées

Que j'en avais assez de toujours ressasser

Qu'il était temps de faire du rangement


Je ne suis donc pas allée porter plainte

Ni faire rechercher les contrevenants

Car je ne me sens pas du tout atteinte

C'est bien mieux comme ça finalement


Je ne veux plus collectionner les malheurs

Vous pouvez donc tout garder chers voleurs,

Je vous offre mes chagrins et mes cauchemars

Je n'en ai plus besoin, j'ai retrouvé l'Espoir

Par pandora - Publié dans : Pour quand il fait beau
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 00:10
Je mets aujourd'hui en ligne un poème et un texte qui portent tous les deux le même titre, mais dont la chute, à tous les sens du terme, est différente.
Bonne lecture

 

Par la fenêtre (1)

Elle fait un dernier tour dans l'appartement pour vérifier que tout est bien présentable.


La vaisselle est propre et l'égouttoir est presque vide: un bol, un verre, un couteau et une cuillère, la vaisselle du petit déjeuner qu'elle a pris seule ce matin encore, et la deuxième tasse qui attend d'être rangée depuis quelques semaines.... mais elle lui rappelle trop leurs bons moments.

 

Le salon est rangé, la télé et la chaine hifi sont éteintes, elle ne laisse plus les appareils en veille depuis qu'elle a entendu que c'était mauvais pour la planète; elle sourit à cette idée tant la précaution lui paraît ridicule et vaine à ce moment précis.

 

Des magazines sont ouverts sur le canapé, un Marie Claire et un psychologie qu'elle achète depuis 3 mois. Elle vient de s'y abonner sur les conseils de sa meilleure amie qui lui dit qu'elle doit se changer les idées et penser à autre chose.

 

La salle de bain et les toilettes sont propres, elle plie mieux le drap de bain qu'elle réarrange sur le porte serviette. Sur la tablette du lavabo, elle retrouve son rasoir et le parfum qu'elle lui avait acheté pour la Saint Valentin... elle les pousse sur la droite, ça a toujours été son côté.

 

Elle rentre dans la chambre et se demande si elle doit allumer ou non la lumière.

La lettre est sur son bureau, elle l'a écrite tout à l'heure et y a même versé quelques larmes, dont la dernière floute le a de « adieu ».

Le lit est fait (comme on fait son lit on se couche), il n'y a pas d'habits qui trainent.

Elle décide finalement d'allumer la lampe de chevet.

 

Elle va vers la fenêtre qu'elle ouvre et saute.


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Par la fenêtre (2)

 

Ce soir il me prend, je ne sais pas pourquoi, une soudaine envie de sauter

Une brutale impulsion, un petit frisson et si ce soir et si ...

Je résiste pourtant, malgré mes angoisses, pourquoi cette idée ?

Tomber, chuter, voler... oui mais pour aller où, c'est pas si mal ici !

 

Je résiste, je résiste, pas de cascade ce soir, j'y pense juste comme ça

Un petit saut rapide, un voyage en express jusque dans l'au-delà

Mon corps étendu, du sang et des pleurs, j'aime pas les films d'horreurs

Alors je reste là perdue dans mes pensées à égréner les heures

Des idées noires, des questions mais personne à qui parler

Je me parle donc à moi-même... et je finis par m'ennuyer

 

Alors finalement pour m'occuper un peu j'écris ces quelques vers

Une brutale impulsion, une envie d'écriture

Des mots jetés sur le clavier, pas de la littérature

Que j'envoie sur la toile comme on jetterait une bouteille à la mer

 

Ami lecteur n'aies pas peur de cette chute annoncée

Oui rassure-toi très vite, j'habite au rez de chaussée

 




Que celui qui n'a jamais pensé à sauter un jour me jette le premier carreau....
"Me faire mal sans douleur, passer à l'acte sans danger"

Par pandora - Publié dans : Pour quand il fait triste
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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /Nov /2007 00:11
Parce qu'il faudra bien en parler à un moment ou à un autre et parce que cette maladie fait partie de ma vie, même si je voudrais m'en débarrasser, je mets aujourd'hui en ligne un poème sur "ma" Sclérose En Plaques.
Elle est un des moteurs qui m'a poussée à me libérer dans l'écriture et à transformer du triste et sombre en un poème qui s'il est très amer, n'en est pas moins beau.
Comment accepter à 30 ans, quand on commence enfin à réaliser ses rêves et à Vivre, comment accepter de recevoir le diagnostic de SEP et toutes les représentations qui vont avec?
Moi je n'y arrive toujours pas, même 4 ans après le diagnostic...
Saleté de maladie!

 
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Sclérose en plaques

 

On m'avait dit que c'était une maladie neurologique

Qui affectait la substance blanche en laissant des plaques

Cicatrices responsables d'un fonctionnement anarchique

A chaque poussée, lorsqu'elle lance une attaque

 

On m'avait dit que je risquais de ne plus marcher

D'avoir des troubles de l'équilibre, de tituber,

D'avoir de drôles de sensations, des fourmillements

De moins sentir le chaud, de trop sentir le vent

 

On m'avait annoncé tout ça brutalement,

En prenant le temps qu'il fallait, délicatement

Mais la sanction est tombée comme un couperet

« Condamnée à la maladie à perpétuité »

 

Bien sûr c'est pas mortel, ça ne me tuera pas,

Bien sûr ça n'évoluera peut-être même pas,

Bien sûr certains n'ont qu'une poussée puis rien,

Bien sûr que tout le monde peut mourir demain

 

Mais moi j'ai rien demandé, je ne veux pas de la légion d'honneur,

Je veux pleurer, taper du pied, hurler et dire des horreurs

Je ne veux pas être raisonnable parce que je sais qu'il y a pire

Je veux redevenir comme avant quand je découvrais le plaisir

Quand je commençais à comprendre combien la vie est belle

Quand on se laisse porter, quand on fait confiance à son étoile

 

C'est pas juste pourquoi moi, j'ai même pas le droit de me plaindre

Parce que ceux qui ont pire n'ont plus la possibilité de geindre

J'en ai rien à faire des autres, c'est de moi dont il s'agit,

Pas d'un film sur un écran mais de moi, de ma vie,

Cette maladie s'appelle sclérose en plaque, mais c'est mon coeur qu'elle sclérose

Mon coeur ou ce qu'il en reste, c'est à dire vraiment pas grand chose

Je me croyais malade, je me découvre aigrie,

Mais comment aimer ceux qui ont été épargnés,

Comment comprendre ceux qui ne savent pas en profiter

...Mais pourquoi blâmer ceux à qui la vie n'a encore rien appris?

Par pandora - Publié dans : La sclérose en plaques et moi
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 20:19

Plaisir d'écrire

 

Je m'assieds derrière mon ordinateur

J'éteins la radio, le silence n'est plus angoissant

Je contemple la page blanche de mon écran

Et je me livre entièrement sans calcul ni pudeur

 

Je me sens bien rien qu'à la perspective d'écrire,

De réfléchir, d'organiser mes pensées, de me rassembler

Cette idée m'apaise et s'accompagne du plaisir

De transformer mes peurs et de les sublimer

 

L'écriture peut être rageuse quand je rumine des idées noires

Elle me sert alors de catalyseur, elle me sert d'exutoire

Me tuer sur le papier pour ne pas le faire dans la réalité

Me faire mal sans douleur, passer à l'acte sans danger

 

L'écriture peut être méditation et me conduire à la sérénité

Une discussion entre moi et Moi sans concession mais sans animosité

Mettre des mots sur mes émotions pour essayer de les ressentir

Trouver enfin ce que je cherche, réaliser mes désirs

 

L'écriture peut être travail et me permettre de réfléchir

Quand je vous provoque et vous livre ce que je n'ose pas dire

Votre lecture bienveillante donne un sens à ce que j'écris

Votre regard extérieur m'oblige à me voir telle que je me fuis

 

Au final, l'écriture est thérapeutique,

Plus efficace qu'une boite d'anxyolytiques

Et si elle ne remplace pas une séance sur le divan

Elle a le gros avantage de pouvoir se faire... gratuitement!





La solution de la définition du texte "Oh la vicieuse " est "Lesbos"
Par pandora - Publié dans : Scènes de vraie vie
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