Marché aux puces (1/2)

Publié le par pandora

Un exercice d'écriture pour les Impromptus littéraires sur le thème du marché aux puces


Je m'étais laissée surprendre par la tenue de ce marché aux puces qui interdisait l'accès du centre ville aux voitures. J'avais dû laisser la mienne en périphérie pour me rendre à pieds chez Fred. J'aurais pu le maudire de m'obliger à marcher quand il savait que je détestais ce genre d'exercice, mais je le connaissais suffisamment pour savoir qu'il devait avoir oublié l'événement. Si tant est qu'il l'ait su  un jour d'ailleurs.

Je slalomais dans la foule de ce dimanche matin (les gens n'avaient vraiment rien de mieux à faire que se battre pour des vieilleries pleines de poussières ?), en évitant les poussettes à la façon d'une torrera. L'ambiance était plutôt sympathique, les flâneurs avaient aux lèvres le sourire des jours de soleil. Je ne sais pas pourquoi je me suis attardée sur ce stand en particulier, probablement parce que le miroir me faisait de l'œil. Il était juste de la taille et de la couleur que je recherchais, mais surtout son cadre était orné de petits personnages de fantasy bien sympathiques. Les gnomes et les lutins côtoyaient les champignons souriants et donnaient un air de féérie. Plus encore, les personnages étaient tellement bien faits qu'on avait l'impression qu'ils étaient vivants. Je m'approchai davantage sans réussir à lâcher l'objet du regard.

 


_ Sacré miroir, pas vrai ? Mon père raconte qu'il a toujours été dans la famille...

L'homme était grand et vêtu d'un costume de velours sombre. Il avait de beaux cheveux blancs attachés en catogan et une barbe blanche taillée en pointe. Il fumait la pipe dont l'odeur délicieuse me rappelait mon grand-père. Il portait des lunettes en forme de demi-lunes qui lui tombaient sur le nez et je me serais damnée pour son sourire s'il avait eu une quarantaine d'années de moins.

_ Oui, il est très impressionnant. Pourquoi le vendez-vous alors ?

 _ Et bien justement, parce qu'il est temps de lui donner un nouveau foyer. Ca commence à faire long, vous ne trouvez pas ?

Je le regardais en souriant à mon tour :

_ Je ne sais pas ! Quel âge avez-vous ?

_ Et bien, jeune demoiselle, bien plus que vous ne sauriez imaginer ! Mais surtout, le miroir en a assez de ma tête. Il veut du sang neuf...

 


_ Il veut ?

_ Façon de parler bien sûr !

J'eus l'impression fugitive que son sourire prenait un air carnassier, mais très vite la bonhommie du personnage réapparut :

_ Il vous intéresserait ?

 

(La suite cet après midi)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Mehdi 29/04/2009 14:12

Bonjour !En complétant la procédure d'enregistrement , il faut rejoindre une communauté ! et quelle ne fut pas ma surprise en découvrant que j'ai attéri chez Pandora des Impromptus. !Le net est vraiment petit ! ou alors y'à t'il en enchevétrement secret qui nous lie irrémédiablement les uns aux autres , nous autres passionés des mots !Bonne continuation Pandora et au plaisir de te lire ici ou ailleurs :)

pandora 29/04/2009 18:46


Bonjour Mehdi, je ne sais pas comment tu as attéri ici, mais oui, le net est beaucoup plus petit qu'on ne le croit ;-)
A bientôt de te relire sur les impromptus ?


Tisseuse 29/04/2009 13:35

toi, manquer d'imagination, ça je ne saurais le croire !:o))))

pandora 29/04/2009 13:44





Tisseuse 29/04/2009 13:07

et voilà que je découvre que le miroir existe bel et bien avec moulures et personnages Fantasy !!!serait-il réellement maléfique ?:o)

pandora 29/04/2009 13:30


Et oui, en fait, je manque cruellement d'imagination ;-)
Mais non, je ne crois pas qu'il soit maléfique ;-) (et si j'ai bien eu le coup de foudre, il m'a coûté beaucoup plus que 20 euros ;-))


Godnat 29/04/2009 11:35

Curieusement, je crains le pire....

pandora 29/04/2009 13:28


J'étais sûre que tu tricherais, coquine ;-))


Oxygene 29/04/2009 11:32

Rrrrr... j'enrage.... Y'a pas encore la suite.... Tu devrais voir honte de nous faire languir comme ça...A ce soir pour la suite... Bisous ! 

pandora 29/04/2009 13:26


Ben non, pas encore, c'était pas encore l'après midi
De la frustration naît le désir... et le plaisie