Encore des nouvelles (vous allez vous lasser !)

Publié le par pandora

Je profite d'un nouveau moment de calme pour vous parler d'émotions que j'ai vécues hier en allant dans le village d'Iwol et ce matin en assistant à la messe dans la grande église de Kédougou.
Ce furent des moments forts pour moi qui ai tendance ces derniers temps à ériger le cynisme en religion même si je puise une certaine paix de mes voyages himalayens.

Hier matin, nous avons donc grimpé sur les collines pour accéder au village Bedik de Iwol. Cette éthnie est restée longtemps préservée, notamment des tentatives d'islamisation venant du Fouta voisin en se réfugiant dans les montagnes.



Ce village est devenu très touristique en raison notamment de la présence d'un baobab de 31 mètres de circonférence qui serait le plus grand d'Afrique de l'Ouest, mais ce qui m'a émue, moi la toubab, ce fut cette église batie parmi les cases.



Je n'ai pas eu la chance d'y assister à une messe, mais ce matin, il y avait autant de monde dehors que dedans, et la chorale chantait au rythme des djembes dans une ferveur que je n'arrive plus à retrouver en France.


Et parce que je profite chaque soir d'un magnifique coucher de soleil sur la Gambie, en voici un aperçu



La semaine prochaine, j'accompagne mon magicien pour passer la journée et la nuit dans deux villages, un peul puis un bédik, au plus près des populations pour faire passer un message de sensibilisation dans le cadre de la prévention de la bilharziose.
Je suis très fière parce que le projet qu'il pilote commence à porter ses fruits. Les enfants ne veulent plus aller dans les marigots où il y a les "escargots" (les coquillages qui abritent les vecteurs de la maladie) et que les villageois sont désormais demandeurs de latrines.
C'est la seule prévention efficace pour que les enfants soignés et guéris (100 % des enfants du premier villages sont porteurs de la bilharziose) ne soient pas réinfectés à la saison des pluies suivantes par les marigots dans laquelle les selles pleines de parasites (et de plein d'autres germes) se seront déversées. Mais c'est un sacré changement culturel, notamment pour les bédiks où aller faire ses besoins se dit "aller dans la brousse".
A bientôt

Publié dans Sénégal

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d.d.laplume 15/12/2009 15:42


Bonjour Pandora,

    Les baobabs sont les seigneurs de la brousse.
    Ils dressent fièrement leurs troncs de géants.
    L'église est d'une simplicité émouvante, pour des croyants beaucoup plus proches de dieu que les occidentaux.
    J'entends cette chorale, dont le rythme est particulièrement chaleureux.
    J'ai vu ce soleil d'Afrique, se coucher sur la Gambie; il m'a profondément touché, et jamais je ne l'oublierai.
    Bises.
    dédé.
    


d.d.laplume 15/12/2009 15:32


Bonjour Pandora,

     Les baobabs ont fière allure dans la brousse, où ils dressent leur troncs énormes et géants.


captaine lili 08/12/2009 21:39


C'est vrai, cette église semble émouvante...


Tisseuse 08/12/2009 08:41


je ressens bien ce que tu dis à travers la ferveur des chants (ferveur que nous perdons en occident)
et ce baobab extraordinaire me fait rêver !

profite au maximum, et emplis tes yeux et ton coeur :o)


mc d'augé 07/12/2009 14:03



S'exprimer en étant  "terre à terre" peut être très poétique, j'aime l'expression "aller dans la brousse", chez ma grand-mère, il y a eu une période en milieu de 2Oème siècle, où en allant
au fond du jardin, on disait "aller faire les commissions" :)