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Vous vous rappelez, je vous avez proposé jouer avec moi sur cette photo d'Azalaîs.
Xavier(que j'ai failli oublié), Firgae, Godnat, Mariev, Babeth et Joye ont relevé le défi.
Voici ce que Xavier avait posté en commentaire:
Aujourd'hui je vous propose un petit jeu qui durera jusqu'à dimanche, pour vous laisser le temps de cogiter et d'être créatif ;-)
Et oui, parce qu'à ce petit jeu, outre mon admiration sans borne, il y a à gagner une petite carte postale de l'Himalaya où je m'envole bientôt... Enfin je vais aussi devoir pas mal grimper
;-)
Je vous propose donc de faire une petite illustration de la photo suivante que Azalais m'a gentiment permis de lui emprunter.
Ecrivez ce que cela vous inspire, un poème, un dialogue amusant, une histoire tendre, de la fantasy, du fantastique, bref ce qui vous vient (vous avez le temps jusqu'à dimanche prochain).
Vous me le postez (via le "contacter Pandora" ou en commentaire), je publirai toutes vos oeuvres dimanche et j'en choisirai une, une seule, je serai le juge suprême, qui permettra à son auteur
d'avoir une carte postale, s'il m'envoie son adresse postale. Que cela ne dissuade pas ceux qui ont déjà une carte postale assurée de jouer....
Voilà la photo:
Et maintenant, à vous de jouer ;-)
Hier soir, 6 juin (pour les non
initiés, 666 est le chiffre de la bête, le chiffre du diable), c'était la fête à Belzébuth chez Apranax. Pour fêter cela et comme chaque année depuis près d'un siècle, elle a organisé une soirée
costumée avec tous ses amis sorciers et sorcières qu'elle a conviés dans son antre, parée pour l'occasion de 66 bougies. Cette fête est aussi l'occasion de nous retrouver, de resserrer les rangs
et de pleurer ceux et celles, pas assez prudents ou malins qui ont été brûlés, nos victimes tombées pour la cause de la sorcellerie. Si la plupart se déguisent en simples humains (c'est tellement
amusant de les voir sans leur robe et leur balai), d'autres le sont en bonne sœur ou en curé et il y en a même un, adepte d'humour noir, qui s'est déguisé en exorciste. Nous sommes de sacrés
farceurs quand l'humeur est à la fête.
Pour ma part, j'ai choisi un déguisement d'épouvantail mais, partant en retard, je suis trompée de chapeau et au lieu de celui rond et en paille que je m'étais préparé, j'ai enfilé machinalement
mon chapeau pointu de sorcière... Tout le monde s'est moqué de moi en me traitant d'épouvant-table !
Tout cela c'est la faute de la mère Michel qui a encore perdu son chat (elle commence à me fatiguer celle-là), elle a crié par la fenêtre à qui le trouvera et comme personne ne lui a répondu
(même pas le père Panzani), elle est venue me trouver. Il a fallu que je lui fasse un sortilège de « réaparixion » à 23 heures, juste avant de partir. Il n'y a pas de semaine de 35
heures qui tiennent pour les sorcières, nous devons une assurer une permanence des sorts, soirs et week-ends, comme les médecins et leur permanence des soins... Mais je lui ai fait payer le tarif
de nuit, nous ne sommes quand même pas taillables et corvéables à merci, c'est fini l'esclavage, même moderne !
Je suis donc arrivée en retard avec la fête qui battait son plein. Les diverses potions de rigolade qui mijotaient dans les chaudrons étaient déjà bien entamées et les amuse-diable avaient
presque tous étaient mangés. Satanée Mère Michel qui me privait de toutes ces bonnes choses !
Heureusement Belzebuth et ses anges de la mort n'avaient pas encore été appelés et je n'avais donc pas raté le clou de la fête : La pétanque diabolique. Parce qu'Apranax a instauré une
tradition à laquelle nous sommes désormais tous très attachés, une partie de boules avec le diable. Nous nous réunissons tous autour du cercle maudit et nous l'invoquons dans une transe
collective. Son arrivée est toujours un grand moment d'émotions, avec sa horde démoniaque tout autour de lui. Nous lui servons alors chacun, en lui présentant nos révérencieuses salutations, un
verre du contenu du chaudron mitonné spécialement pour lui. Avec bien sûr le respect dû à son rang, Belzébuth est plutôt susceptible et personne ne tient à être transformé en diablotin ou à subir
une de ces cruelles punitions pour lesquelles Notre Maitre ne manque pas d'imagination. Puis nous nous lançons dans des parties de pétanque endiablées qui durent toute la nuit et desquelles Le
Diable en sort bien sûr toujours vainqueur (il faudrait être fou pour essayer de le battre).
Et à certains moments, Foi de sorcière, je le jure sur la tête du crapaud maudit, nous avons vu Notre Maitre rire et s'amuser au point de laisser deviner l'enfant qu'il a été, lui aussi, il y a
bien longtemps...
[Exercice d'éciture sur photo pour kaléidoplumes avec 2 phrases imposées:
Je me suis trompé(e) de chapeau
La mère Michel a perdu son chat]
Un clip qui n'a pas grand chose à voir avec ce qui suit en dehors du titre que je trouve
magnifique "Homme sweet homme" mais la fan de Zazie que je suis ne pouvait pas laisser passer cette occasion de vous en mettre une petite tranche, alors cadeau
;-))
" Tisserand "
Le grand métier de la vie
Sur le grand métier de la vie
Inlassablement de Ses Mains
Il tisse toutes sortes de destins
Guerrier, paysan ou génie
Mais parmi toutes les couleurs
Il a certaines préférences
Qui a dit que le Créateur
Ne faisait pas de différence ?
Il noue le rouge avec le blanc
L’énergie teintée de sérénité
La passion calmée par la paix
Les entremêlant étroitement
Le Tisserand, artiste de nos vies
Aime mettre espoir
et couleurs
Pour oublier juste quelques heures
Ces fils coupés qu’Il a plongés dans l’oubli
[ Un exercice d'écriture pour la petite fabrique d'écriture
Image: Tableau du magnifique blog de Joelle Chen]
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