PS: Amis blogueurs, sachez que c'est la première et dernière fois que Pandora (et sa soeur) vous montre ses seins et se met ainsi (presque ) à nu .... profitez en bien ;-)))
C’est une Pandora grincheuse qui s’est retirée dans le jardin, sa petite boite posée à côté d’elle sur la balancelle. Une Pandora de bien mauvaise humeur quand quelques heures plus tôt la soirée s’annonçait pourtant si prometteuse : elle avait décidé de montrer à tous ses invités le contenu de sa boite à petits bonheurs pour partager avec eux souvenirs et émotions.
Oui mais…
Oui mais quand elle était venue avec sa jolie boite cartonnée cubique qui ressemblait à un paquet cadeau avec le ruban de velours bleu nuit noué autour, tous s’étaient levés en hurlant qu’elle ne devait pas l’ouvrir. Tous sans exception, ces gens qu’elle considérait comme des amis proches, ses familiers. Ils s’étaient écriés qu’il ne fallait pas ouvrir la boite de Pandora, qu’elle contenait tous les malheurs du monde et malgré tous ses efforts, elle n’avait pas réussi à les convaincre qu’il n’y avait dans sa boite que joies et bonheurs…
Elle s’était retirée dans le jardin et elle boudait dans son coin. Une petite voix la tira de ses noires pensées, celle d’Aphrodite, une petite fille envoyée en éclaireuse par ses amis qui sentaient qu’ils l’avaient blessée. Une petite fille pour parler à la petite fille fragile qui sommeillait encore en elle.
- Tu fais quoi ?
- Je me balance…
- Je peux me balancer avec toi ?
- Bien sûr, viens …
Et Pandora prit la petite fille sur ses genoux, faisant doucement osciller la balancelle en caressant les cheveux d’Aphrodite.
- C’est quoi cette boite ?
- C’est ma boite à bonheurs
- Waouw, t’en as de la chance !
- Tu veux voir ce qu’il y a dedans ?
- Oh oui, s’il te plait …
L’avantage avec les enfants, c’est qu’ils ne connaissent pas encore la mythologie… et qu’ils sont plus curieux que les adultes. Les yeux brillants d’Aphrodite avaient rendu le sourire à Pandora. Elle dénoua délicatement le petit nœud de velours en regardant la petite fille qui elle ne quittait pas des yeux la boite
- Tu es prête ?
- Oui
- Un... deux... trois…
Et elle souleva le couvercle de la boite… Aphrodite leva un regard désolé
- Pandora, on t’a volé tous tes bonheurs, regarde, la boite est vide
- Mais non regarde bien…
- Je ne vois vraiment rien
- Et pourtant cette boite est pleine de petits bonheurs…. Tiens penche-toi, tu sens cette odeur de cannelle ? C’est la cannelle que ma grand-mère mettait sur les tartes aux pommes quand je venais la voir enfant. L’odeur de cannelle à l’entrée de sa maison annonçait le festin qu’elle nous avait préparé et je m’en léchais les babines d’avance. Et là, tu sens l’odeur de la lavande, c’est celle que nous allions tous ensemble cueillir le soir, en vacances dans le midi. Nous partions avec de grands ciseaux et ma maman en coupait quelques brassées qu’elle faisait ensuite sécher pour la mettre dans de petits sacs dans les armoires. Et là il y a une odeur d’épices, une odeur qui me rappelle mes voyages lointains. Tu ne vois vraiment rien ?
- Ah si, je crois que je sens du parfum, comme celui que papa met sur ses joues après s’être rasé et après il vient m’embrasser dans mon lit pour me réveiller le matin…
- Et là, tu sens cette odeur de chocolat ? Ces courses aux œufs de pâques dans le jardin, ces glaces au chocolat qui annonçaient l’été et les vacances. D’ailleurs ça me donne faim, tu sais ce que j’ai préparé comme dessert ? Du gâteau au chocolat.
- J’adooooooooore le gâteau au chocolat
- Tu sais quoi ? Je vais te donner ma boite à bonheurs et ce soir tu y mettras cette bonne odeur de chocolat, comme ça quand tu l’ouvriras tu te rappelleras de ce moment avec moi sur la balancelle, d’accord ?
- Mais, si tu me donnes tous tes bonheurs, tu vas être triste….
- Non, ne t'inquiète pas, tous ces souvenirs heureux sont aussi rangés dans mon coeur et je ne suis pas prête de les oublier. Ca me ferait vraiment plaisir de te la donner....
Et Pandora prend la petite fille à la main, qui elle-même tient précieusement contre elle la jolie boite cubique mauve. Elles rejoignent dans la maison les invités pour déguster, réconciliés et à
nouveau réunis, un délicieux fondant au chocolat avec une boule de glace aux fruits rouges…
Chocolat et fruit rouge, 2 petits bonheurs de plus à mettre dans la boite.
[ Texte écrit pour le défi du samedi sur le thème de la boite à bonheurs]
C'était un soir de printemps, quand la chaleur du soleil commence tout juste à réchauffer les murs des maisons et quand ses rayons pas
encore assez vigoureux peinent à traverser les nuages.
C'était un soir de solitude où la présence chaleureuse de mes proches commençait tout juste à me redonner un peu de cette confiance en moi que les aléas de la vie avaient mis à mal, un rempart
protecteur pas encore suffisamment fort pour éloigner toutes les vilaines idées noires qui m'assaillaient encore.
C'était un soir étouffant où je m'étais sentie tellement mal dans mon chez-moi trop petit qu'il m'avait absolument fallu prendre l'air, m'aérer les idées.
C'était un soir, je regardais la Loire en marchant le long de sa rive. Les reflets du soleil et des nuages qui paraient la surface de l'eau, les canards qui créaient des remous en se déplaçant,
le vent qui déformait les images. Le vent qui me glaçait moi qui était sortie trop peu couverte, trompée par la chaleur du soleil de l'après-midi. Je marchais en frissonnant quand j'entendis une
petite voix qui m'appelait :
« Hé, ça ne te dirait pas de partager avec moi un paquet de pepitos ? »
Je me tournais vers l'origine de la voix pour découvrir une jeune femme d'une vingtaine d'années aux cheveux rouges et à la dégaine d'héroïne de manga assise sur un banc. Une femme qu'on aurait qualifiée d'anachronisme si le décalage avait été temporel mais si elle détonnait complètement dans le paysage, elle était tout à fait de son époque. Trop pour moi qui hésitais à m'arrêter.
« Ben quoi, t'aimes pas les gâteaux ? Je mords pas tu sais ! En plus je voudrais pas dire mais t'as plutôt l'air de te les geler !»
Je souris à son insolence et m'approchais pour m'assoir à côté d'elle sur le petit banc de bois taggé. Elle me sourit à son tour et me tendis le paquet de gâteaux.
« Salut, moi c'est Pandora, et toi ? »
Je lui répondais et elle me demanda alors :
« On ne se serait pas déjà rencontrées? C'est marrant, tu m'as l'air vachement familière. On ne se connait pas, t'es vraiment
sûre ? »
Et elle me parla d'elle, et me fit parler de moi, nous parlâmes et parlâmes. Il faut dire qu'elle avait quelques munitions en réserve et après le paquet de pépitos ce furent des fingers puis des
mikados... Nous parlâmes jusqu'à la tombée de la nuit, nous livrant l'une à l'autre comme seules deux inconnues qui savent qu'elles ne se reverront plus peuvent le faire. Nous nous livrâmes nos
peurs et nos pensées les plus secrètes. Et quand nous eûmes mangé le dernier gâteau, elle se leva et me remercia de ce moment passé ensemble:
« Tu sais, je crois que si tu ne t'étais pas arrêtée, j'aurais sauté dans la Loire » et elle enfourcha son vélo sans que j'aie le temps de la retenir.
Sans que j'aie le temps de lui répondre que si elle ne m'avait pas proposé ce pépito, c'est probablement moi qui aurais sauté...
[ Exercice
d'écriture sur photo pour les parchemins de Bigorphéa]
Parce qu’il y a toujours un après
Auquel se cramponner pour ne pas sombrer
N’abandonne jamais celle qui est bien cachée
Derrière ton pseudo de bloggeuse, celle que tu es
Oublie les nuages et souris enfin au destin
Respire un bon coup, ça ira mieux demain
Avec ou sans Pandora, mais jamais sans toi…
[un exercice pour kaléidoplumes]
Je relaie ici une annonce de Kanga qui co-administre un forum de poésie L'envol
poétique
"Toutes les trois semaines environ, des thèmes, accompagnés parfois de
formes poétiques définies, y sont proposés dans le but de stimuler notre imagination poétique.
A l'issue des ces trois semaines, les participants sont amenés à voter pour leurs poèmes préférés. Ce challenge supplémentaire permettant, nous l'espérons, d'approfondir notre écriture
dans un souci d'aboutissement, d'originalité....
Bonne inspiration !"
Avis aux amateurs ;-))
J'ai découvert hier le joli blog "sapientia amanda est" (la sagesse doit être aimée, vaste programme) de Harmonie, et elle m'a appris l'existence d'une
Pandora dans les oeuvres de Gérald de Nerval (qu'elle connait bien), La Pandora des filles du Feu.
Merci donc à elle qui me permet ainsi de faire ce petit billet exceptionnellement culturel.... Attendez ne partez pas tout de suite ;-)
Comme je suis toujours très friande des anecdotes et histoires qui tournent autour de mon pseudo choisi, je vous le rappelle, dans un roman de fantasy (on a la culture qu'on mérite ;-)), j'ai
donc fait de petites recherches via mon petit Gogole préféré.
Voici donc ce que j'ai trouvé:
En cliquant sur la photo de l'un des feuillets de 'La pandora' vous irez sur un site où vous trouverez les autres feuillets et plus d'informations si
vous le souhaitez.
Gerald de Nerval est un poète romantique né en 1808 et mort par pendaison en 1855 ( il souffrait de démence avec crises de délires et hallucinations). Vous trouverez plus d'infos sur le blog d'Harmonie. Sachez tout de même, pour ceux qui jouent au trivial pursuit, que
c'est le poète qui s'est promené dans un musée avec un homard en laisse (on a la culture qu'on mérite, bis ;-)). Il a écrit La Pandora dans "Les filles du feu" publié en
1854.
Vous trouverez le texte complet ici (la partie de l'oeuvre des filles du feu concernant Pandora est toute à la fin et elle n'est constituée que de
quelques pages) mais j'ai retenu un extrait qui m'a interpellée parce qu'il me semblait que certaines coïncidences étaient pour le moins troublantes:
Il faisait très froid à Vienne le jour de la Saint-Sylvestre, et je me plaisais beaucoup
dans le boudoir de la Pandora. Une lettre qu'elle faisait semblant d'écrire n'avançait
guère, et les délicieuses pattes de mouche de son écriture s'entremêlaient follement
avec je ne sais quels arpèges mystérieux qu'elle tirait par instant des cordes de sa
harpe, dont la crosse disparaissait sous les enlacements d'une sirène dorée. Tout à coup
elle se jeta à mon col et m'embrassa, en disant. avec un fou rire:
- Tiens, c'est un petit prêtre! il est bien plus amusant que mon baron.
J'allai me rajuster à la glace, car mes cheveux châtains se trouvaient tout défrisés, et je rougis d'humiliation en sentant que je n'étais aimé qu'à cause d'un certain petit air ecclésiastique que me donnaient mon air timide et mon habit noir.
- Pandora, lui dis-je, ne plaisantons pas avec l'amour ni avec la religion, car c'est la même chose, en vérité.
- Mais j'adore les prêtres, dit-elle, laissez-moi mon illusion.
Et oui, alors que depuis deux jours j'écris sur un certain questionnement, voilà que la Pandora de Gérald de Nerval flirte avec les habits
noirs. Etonnant, non?
Faire cette page m'a beaucoup amusée (et cultivée) alors si vous avez d'autres infos sur Pandora (je sais qu'il y a aussi un film, je
chercherai pour la semaine prochaine) n'hésitez pas à m'en faire part en commentaire, ça sera le billet du dimanche.

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Par : Pandora
Honnêtement, je visite des blogs chaque jours de l année, par dizaine, mais là... C est que du
bonheur... Les poèmes de Pandora, c est de le balle, comme dirait mon pote Yoyo88. Pandora est et
demeurera mon chouchou de la blogosphère, car Les poèmes de Pandora, sans se la raconter,
impressionne et innove à chaque post. Les poèmes de Pandora est la Ferrari du Web.
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Signé : LisaBuzz |
Merci à tous, pour vos nombreux commentaires et toutes les pages vues hier, il ne reste plus que 2 jours à tenir pour maintenir ce BR de 75
et me permettre d'accéder à la catégorie privilège et les fonctionnalités qui vont avec. Mais le dimanche est souvent une journée où il y a moins de passage, je croise donc les doigts pour
aujourd'hui.
En cadeau bonux, un petit film d'animation qui porte le doux et beau titre de Pandora ;-)
Il s'agit d'un film de fin d'année réalisé en 1ère année à l'école Sup'Infograph à l'ESRA Rennes et il y a vraiment l'air d'y avoir beaucoup de talents dans cette école ;-)
Je vous gâte aujourd'hui avec un petit film, un texte un peu triste (ben c'est pas tous les jours dimanche... oups on est dimanche!!!), et une magnifique chanson que j'aime beaucoup et que je
vous laisse découvrir à la lecture du texte. J'avais envie d'écrire cette histoire depuis quelques jours, et cette chanson ne cessait de me trotter dans la tête
Vous êtes gâtés parce que vous le méritez, merci vraiment ;-)
Bon dimanche à tous
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