Scènes de vraie vie

Jeudi 12 novembre 2009

Dimanche dernier, j’étais chez des amis et nous sommes amusés en grands enfants que nous sommes - mais avec l’alibi des leurs, d’enfants - avec leur wii. Sauf que cette redoutable machine a l’indélicatesse, lors de la création d’un nouveau profil de peser le nouveau venu… moi en l’occurrence. C’est bien parce que ce sont de très vieux et de très bons amis que je me suis pliée à la tradition wiiesque et j’ai alors découvert avec joie et surprise que j’avais quitté, de peu mais quand même, le club très fermé des obèses qui se définit par un rapport Poids/(taille)2 > 30.

 



La machine n’annonce en effet pas le poids mais calcule l’IMC ou Indice de Masse Corporelle

Enfin pas si fermé que ça puisque je lis aujourd’hui  dans la presse que l’obésité concerne désormais 6,5 millions de français soit 14% de la population. Les français ont pris en moyenne 3 kilos (et je dois confesser ici publiquement que j’ai dû faire monter artificiellement cette moyenne parce que dans mon cas on peut presque rajouter un zéro derrière le 3…) en douze ans et c’est un réel problème de santé publique.

Je n’ai pas caché le retour de mes problèmes de compulsions alimentaires des dernières semaines, et j’avais été agréablement surprise de constater en me pesant ce weekend que j’avais fait plus que limiter la casse puisque j’avais maintenu le petit kilo perdu depuis le retour du trek et pas repris de poids depuis plus de 2 mois donc que je suis rentrée. Mais à quel prix !

Une bataille du quotidien où je dois résister pour ne pas me précipiter et sortir acheter les plaquettes de chocolat et autres douceurs chocolatées que j’ingurgiterais sans retenue mais qui calmeraient, au moins pour un temps, les angoisses. J’ai mis longtemps à en parler et plus encore à utiliser le mot boulimie, notamment parce que ça me met très très mal à l’aise. Mais l’absence totale de contrôle et la répétitivité des accès au point d’entrainer des prises de poids de plusieurs kilo en un mois (voire souvent en une semaine) rendent le mot grignotage bien doux et gentil par rapport à une réalité qui ne l’est pas du tout. Que je me restreigne, au moins au début, aux aliments chocolatés et sucrés quand certaines boulimiques que j’ai vues dans des reportages mangent des boites de cassoulet sans même les chauffer n’y change rien.

J’ai depuis mon adolescence un rapport compliqué à la nourriture et j’ai tendance à compenser mes difficultés en mangeant les choses que j’aime et qui me calment. Ce qui se voit de plus en plus sur la balance. J'ai donc testé la quasi totalité des régimes existants sur le marché pour reperdre quelques kilos, le plus souvent n'importe comment. Ca, j'en ai perdu du poids,  mais j'en ai repris plus encore au fil des années. Je connais maintenant parfaitement la théorie d’une alimentation saine et équilibrée, mais c'est la pratique qui pêche. Les kilos sont là, bien installés et sont un vrai baromètre de mon humeur.

J’aime manger, et mon magicien le sait qui me fait plaisir en me cuisinant les plats que j’aime. J’aime aussi faire à manger aux gens que j’apprécie et cuisiner quand je reçois du monde. Mais je suis aussi une grosse faignasse qui ne se cuisine rien quand elle est seule. Un bon repas se savoure et se partage pour moi. A plusieurs.

Quand je suis seule, j’ingère  les parts nécessaires de protéines, sucres et lipides mais la notion de plaisir est moindre. La solitude, c’est le terrain secret de mes accès boulimique.

Si je n’avais pas les treks qui chaque année m’obligent à me reprendre en mains avant le départ et me font perdre un peu de poids, je serais depuis longtemps  bonne à rouler.

Alors je compense en mangeant à l’extérieur à midi en général, des repas équilibrés après un petit déjeuner. Le soir et le moment du retour à la maison sont actuellement des  moments redoutés et redoutables où il me faut me battre et résister aux envies. Après une phase épuisante et très difficile ces dernières  semaines, ça a heureusement l’air de se tasser pour le moment. Et mes weekends sont conviviaux puisque je suis rarement chez moi et mange en famille, chez les amis ou avec mon magicien. Mon magicien qui est particulièrement tolérant et encourageant. Il n’est jamais culpabilisant alors qu’il m’a vu passer par toutes les tailles depuis le temps qu’on se connait. Il me dit ne pas avoir de préférence de taille sinon celle dans laquelle je me sens bien. Son soutien m’est une vraie force actuellement. Ca ne m’empêche pas toujours de craquer, mais je peux lui en parler sans honte et souvent dédramatiser en riant avec lui ces kilos qui me font tellement souffrir.

Un billet en désordre sans vrai fil conducteur mais tant pis ;)

 

Edit : J'ai trouvé mon fil ET ma transition ;)

Pat la fourmi cite un article (clic) qui parle d'un lien qui existerait entre l'obésité à l'adolescence et un risque doublé de développer une sep à l'âge adulte.

Je n'étais pas obèse à l'adolescence, mais je vois mon neuro ce soir ;)

Par pandora
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Vendredi 30 octobre 2009

Je serai là :



Clic sur l'image pour vor le programme
L'occasion aussi pour moi de rencontrer enfin

Par pandora
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Lundi 26 octobre 2009
Dans la lignée des Gem/Gempa de feu epidemik, Voldemag nous propose de partager quelques souvenirs d'enfance
N'hésitez pas à les contacter si vous voulez faire de même

Il y en a plein d'autres à lire ici






Quand j’étais petite, le générique des dossiers de l’écran me terrifiait et je courais pour passer à côté du recoin sombre et traverser le long  couloir qui conduisait à ma chambre. La nuit, je n’allais pas aux toilettes à cause de la lucarne sans volet par laquelle les monstres pouvaient entrer. Mais j’avais moins peur du bonhomme en blanc du parc et de la sorcière cachée dans la chaufferie parce que nous enquêtions avec mes petits voisins, façon club (prononcer clube ;) ) des cinq.

Quand j’étais petite, J’avais peur que mes parents ne montent pas  au paradis avec moi parce qu’ils n’allaient pas à la messe le dimanche et chaque soir dans mon lit, je priais le bon Dieu de faire une exception pour eux.

Quand j’étais petite, je me disputais sans arrêt avec ma petite sœur. Elle me pinçait et je la mordais au point que ma mère a un jour demandé à notre médecin si ce n’était pas parce qu’elle me cuisinait trop de viande. Nous étions tellement jalouses l’une de l’autre que ma mère devait compter les raviolis qu’elle nous servait et que nous recevions en général les mêmes jouets mais d’une couleur différente. Et ça encore c’était motif à dispute.

Quand j’étais petite, je ne connaissais pas ma quatrième sœur.

Quand j’étais petite, on regardait jeux sans frontières les veilles de départ en vacances et on mangeait des briochettes sur une aire de repos pour le petit déjeuner. On passait le mois d’août dans le Sud chez ma grand-mère ; nous allions à la plage avec mon père tandis que ma mère faisait du canevas à l’ombre des pins parasols d’un parc voisin. On jouait à la pétanque et à la belote.

Quand j’étais petite, pour une pièce de un franc, on recevait un mélange d'une pleine poignée de bonbons.

Quand j’étais petite, on mettait la rallonge à la table de la salle à manger lorsque mes  tantes venaient à la maison avec mes nombreux cousins et cousines. C’était le grand ménage et ma mère était très énervée pour tout bien préparer. Nous formions ensuite une sacrée tablée, vorace et bavarde, puis nous allions faire des bêtises dehors. Ou mes cousins m’apprenaient à dire des gros mots en dialecte.

Quand j’étais petite, on s’habillait en orange, en bleu pétrole et en robe à fleurs et les pantalons avaient des pattes d’éléphant. Je m’étais promis de ne jamais en remettre. J’ai menti ;)

Quand j’étais petite, j’étais un garçon manqué qui jouait au foot et grimpait aux arbres. J’avais un abonnement au service des urgences de l’hôpital et je n’hésitais pas à me battre quand on m’embêtait.

Quand j’étais petite, j’étais déjà grosse. Et j’avais des lunettes. Je me battais souvent.

Quand j’étais petite, J'ai eu très peur de « tomber enceinte » parce que j’avais embrassé mon petit copain dans la cours de l’école primaire. Ne vous moquez pas, ce n’était pas un simple bisou mais un baiser sur la bouche !

Quand j’étais petite, il ne suffisait pas d’être la première de la classe pour contenter ma mère, il lui fallait la note parfaite.

Quand j’étais petite, je me levais le dimanche matin pour regarder Candy à la télé. Mais pas  Ulysse 31 parce que mon père ne voulait pas manquer une seule minute de son précieux journal télévisé.

Quand j’étais petite, j’étais déjà angoissée. J’avais souvent mal au ventre et le médecin me bourrait de gels pour l’estomac. Mais les bras protecteurs de ma mère suffisaient alors à calmer mes peurs.



Par pandora
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Mardi 20 octobre 2009
Ecrire pour ne pas craquer...

Sentir poindre l’envie.

Insidieuse ou brutale, mais tenace. Toujours !
Essayer de chasser l’indésirable. Paradoxe sémantique.
Sentir la boule au ventre grossir tandis que l’envie attend.
Sûre d’elle. Tourner pour trouver de quoi s’occuper les mains.
Chercher à penser à autre chose. Mais penser à quoi ?
Sentir la boule fouiller et creuser. Coquille vide.
Résister pour ne pas rouvrir la brèche.
Sentir plus fort l’envie qui seule
fera barrage à l’angoisse.
Juste un petit écart sans conséquence…
Un peu de douceur dans un monde de brutes….
Faire l’inventaire des placards d’après déferlement.
Regretter d’avoir eu la force de ne pas les remplir.
Sentir la boule et l’envie devenir insoutenables.
Tourner comme un fauve frustré en cage.
Sentir le vide arriver, menaçant.
Se voir perdre le contrôle
Chercher à le reprendre.
Penser aux kilos perdus,
aux habits retrouvés.
N’en avoir plus rien à foutre.
Se rhabiller pour sortir, pour s’enfuir.
Acheter sa came au supermarché du coin.
Engloutir pour ne pas se laisser engloutir.
Savourer enfin la douceur de l’abandon.
Céder à l’envie et se remplir.
Sentir poindre la honte.

 


Par pandora
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Mercredi 30 septembre 2009


Journée à la c...
Levée trop tard, je me suis injectée mon avonex avant de filer au boulot...
Et j'ai oublié de prendre mon nurofen...
Moralité : journée de solidarité avec les malades de la grippe A !
Courbatures dans les cuisses à en avoir du mal à marcher (à moins que ce ne soit la piscine d'hier ...) mal dans le bas du dos et le haut du dos et les bras, et la tête (alouette), grosse fatigue. Tout ça bien sûr avec le sourire parce que les autres n'y peuvent rien !
Schroumpfette grognonne ce soir
Ca ira mieux dans deux heures quand le nurofen que j'ai pris en rentrant fera effet
Et puisque j'ai trainé, commme d'habitude, pour préparer une formation, et que c'est pour demain, ça tombe bien, je serai alors prête à attaquer une soirée laborieuse
Journée de c...

Allo ? (clic)

Edit de 1 heure : je suis quasiment venue à bout de mon support de formation, malgré le mal de tête et les courbatures que le nurofen n'a pas calmés. Je n'ai plus qu'à me lever une heure plus tôt demain, enfin tout à l'heure, pour boucler. Ouf ;-)


Par pandora
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Samedi 26 septembre 2009

Bon, je sais que je vous ai dit que j’allais vous raconter ma consultation avec un Amchi, mais j’ai changé d’avis, un peu trop à la bourre et je vais finalement vous parler d’autre chose. Ce sera pour un autre jour...Et ne râlez pas, en dehors de Mariev, on ne peut pas dire non plus que vous ayez particulièrement assuré…


Aujourd’hui, j’étais censée allée à ma salle de sport. Vous savez, celle que je sponsorise sans y aller. Je n’y étais pas retournée depuis la fin du trek, mais je sais que pour ne pas reprendre mes kilos comme j’en ai la fâcheuse habitude, il faut que je bouge. Pour me motiver je me suis donc posé comme challenge de me préparer pour courir le semi-marathon de Paris en mars 2010 (ça y est c'est dit, ça va me booster) et pour que ce soit plus facile, une amie du net  a dit banco, moi aussi. Nous avons donc convenu, chacune dans notre coin puisque nous habitons à 500 km de distance, que aujourd’hui nous fairions du sport pour nous entrainer un peu (toutes les deux, on a beaucoup couru il fut un temps, et pas qu'après les garçons, elle fume depuis un paquet par jour et moi j'ai pris 15 kilos...encouragements tout particuliers à Godnat qui en est à 11 jours sans tabac )

Je devais aller au step ce matin ; mais j’avais une bonne excuse, je me suis engagée à bétalire un manuscrit de 200 pages ce we et j'étais trop dans l'histoire. J'ai raté l'heure du cours collectif.

Je suis donc allée à reculons à ma salle cette aprem pour faire 45 minutes de cardio (histoire de reprendre doucement mais de respecter mon engagement, pour le footing, il faut encore que je perde quelques kilos). J’arrive sur le parking et je réalise que je n’ai pas mon soutien gorge de sport (ben oui, c’est précieux une poitrine, et en plus je transpire en faisant du sport). J’ai oublié de le remettre  dans les affaires (je l’avais sorti pour le trek). J’hésite à le prendre comme une nouvelle bonne excuse mais non, j’ai promis à mon amie qui va se forcer à courir de son côté. Merde ! Alors ce sera exceptionnellement avec un soutien gorge normal. Je veux prendre mon lecteur MP3 que j’avais balancé rangé sur le siège arrière de ma voiture (sous une veste que j’y avais aussi foutue posé quand il faisait froid). Mais il n’y a plus que les écouteurs… ¾ d’heures de cardio sans musique seraient au-delà de mes forces, déjà bien vacillantes, j’hésite donc à nouveau à rentrer chez moi, mais non, je suis motivée aujourd’hui ! Anne compte sur moi ! Donc je cherche et je finis par trouver le lecteur dans la poche de ma veste posée sur le siège arrière (vous suivez toujours ?) Je rentre enfin dans ma salle et je cherche ma carte. Ben là, vous ne le croirez probablement pas (ah bon, ça ne vous étonne pas ;)) mais impossible de la retrouver. Et celle-là, je ne sais pas du tout où elle peut être… Pas sur le siège arrière de la voiture, c’est sûr !

J’ai fait mon sport 510 calories 230 étages et 45 minutes. Qu’est-ce que c’était ch… !

Mais maintenant faut que je retrouve ma carte. J’espère que je mettrai moins de temps que pour la garantie de mon appareil photo (9 mois, record absolu !)

Sinon je ne suis pas prête de le courir, ce semi-marathon !


C’est la semaine Alzheimer, vous croyez qu’il faut que je m’inquiète ?

Par pandora
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Mercredi 16 septembre 2009



Si vous qui me lisez depuis longtemps, vous savez que je me qualifie de sociopathe. Certes, c'est (un tout petit peu) exagéré, d'autant que mon travail me fait cotoyer beaucoup de gens, mais il n'empêche que je ne suis pas à l'aise en socièté et que je préfère de beaucoup écrire, quand je peux peser et poser mes mots, que parler sans filet. Je suis en effet une obsédée du mot juste au point de pouvoir passer un temps fou sur un mail, particulièrement dans un cadre professionnel pour être sûre de traduire exactement ma pensée ( c'est la séquence "Bonsoir, je m'appelle Pandora et je suis névrosée" pour les nouveaux qui ne le sauraient pas encore^^)
J'intervenais ce soir dans une réunion quelconque d'information (pas pu me défiler^^) et  alors que je me précipitais pardon rendais au pot de l'amitié à l'issue de la séance de questions réponses, je me suis fait alpaguer par une jeune fille d'une petite station de radio locale qui diffuse de la musique pour les djeuns (et que j'écoute souvent histoire d'oublier que je dois maintenant mettre une crème de jour antirides)
Elle me demanda si je pouvais répondre à quelques questions et j'ai bien été obligée de dire oui, je ne pouvais pas partir en courant, y avait du monde qui regardait ! Je croyais qu'elle allait prendre des notes, mais non, horreur, elle me tendit un micro. Moi la reine de l'oral ;-).
La catastrophe : j'ai bafouillé et dit (vraiment) des bêtises. La perfectionniste que je suis va devoir travailler  sur le lâcher prise, parce que j'ai donné mon nom, (Oui, le vrai, je sais pas ce qui m'a pris, j'aurais dû mentir ^^)
Mon seul espoir est qu'ils n'utilisent pas l'enregistrement tellement c'est mauvais !
Heureusement que je ne connais pas beaucoup de djeuns susceptibles d'écouter cette station. Par contre, je connais une floppée de trentenaires comme moi qui essaient de se persuader qu'ils le sont encore en l'écoutant !

Si vous ne voyez plus de billets sur ce blog dans les jours qui viennent, c'est que je serai morte de honte... ou lynchée par ma famille ;-)

Par pandora
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nanowrimo 2009


Ticket gagnant : 2104 mots écrits +
  1950 sur d'autres textes
 ( = 5000 pour 11500 attendus sur le tableau de marche)
...
Bloquée +++ sur ticket gagnant
...
Je ne donnerai pas le pourcentage, quand on aime, on ne compte pas :)

...
Sinon j'ai changé mon clavier, peut-être que ça va m'aider ;)

Aquariuuuuuuuuumm

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