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Samedi 23 mai 2009
Ce n'est toujours pas de moi...
Voici la réponse du père à sa fille


J'ai donné ta lettre à  ta mère.

Elle a fait immédiatement un infarctus et nous avons dû l'hospitaliser. Les médicaments la maintiennent en vie.

Lorsque j'ai expliqué à  nos avocats ce qui s'était passé, ils m'ont recommandé de te répudier. Aussi tu n'es plus notre fille et nous t'avons retirée de nos testaments.

Nous avons mis à  la poubelle toutes tes affaires et utilisons ta chambre comme débarras. Nous avons aussi changé la serrure de la porte, il te faudra trouver un logement, mais n'essaie pas d'utiliser notre carte de crédit car nous l'avons annulée, ainsi que fermé ton compte bancaire (l'argent qu'il y avait dessus nous allons l'utiliser pour le traitement de ta mère).

N'essaie pas de nous appeler pour demander de l'argent, nous avons de toute façon résilié ton contrat de téléphone mobile.

Les jouets que tu gardais, tes instruments de musique, ta collection de CD et de photos, nous les avons vendus au voisin (celui dont tu disais qu'il te regardait par la fenêtre quand tu t'habillais).

Ah! bien sûr il te faudra trouver du travail, puisque nous n'allons plus payer pour toi ni tes études ni tes cours de musique.

Si tu ne peux trouver ni logement ni travail, je te conseille d'aller voir Paulo. C'est quelqu'un que j'ai connu dans l'armée, je ne sais pas bien ce qu'il fait.... mais je lui ai envoyé une photo de toi et il m'a dit qu'une fille comme toi n'aurait aucun mal à  vivre dans certains pays qu'il connaît bien, et qu'il pourrait t'aider.

Enfin j'espère que tu seras très heureuse dans ta nouvelle vie.

 

L'homme que tu appelais Papa

 

PS :

Ma chérie c'est une blague ! Je regarde la télé avec ta mère, qui se porte très bien.

Je voulais juste te montrer qu'il y a des choses plus graves que de passer les 8 prochaines semaines sans sortir, et sans regarder la télé pour le  mauvais bulletin, et pour la petite blague.

 

Par pandora
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Samedi 23 mai 2009

Voici un texte qu'on m'a envoyé par mail et qui m'a beaucoup amusée, alors je partage pour ceux qui ne connaitraient pas ;-)


Une maman rentre à la maison un soir et retrouve une lettre :

 

Maman chérie,

Je suis désolée de devoir te dire que j'ai quitté la maison pour aller vivre avec mon copain.

Il est l'amour de ma vie.

Tu devrais le voir, il est tellement mignon avec tous ses tatous, son piercing et sa super moto.

Mais ce n'est pas tout ma petite maman chérie.

Je suis enfin enceinte et Abdoul dit que nous aurons une vie superbe dans sa caravane en plein milieu des bois.

Il veut beaucoup d'enfants avec moi, c'est mon rêve aussi.

Je me suis enfin rendu compte que la marijuana est bonne pour la santé et soulage les maux. Nous allons donc en cultiver et en donner à  nos copains lorsqu'ils seront à  court d'héroïne et de cocaïne pour qu'ils ne souffrent pas.

Entre-temps, j'espère que la science trouvera un remède contre le sida pour qu'Abdoul aille mieux. Il le mérite vraiment tu sais.

Ne te fais pas de soucis pour moi maman, j'ai déjà  13 ans, je peux faire attention à  moi toute seule ... et l'expèrience qui me manque, Abdoul peut la compenser avec ses 44 ans.

J'espère pouvoir te rendre visite très bientôt pour que tu puisses faire la connaissance de tes petits enfants. Mais d'abord je vais avec Abdoul chez ses parents en caravane pour que nous puissions nous marier. Comme cela ce sera plus facile pour lui, pour son permis de séjour.

 

Ta fille qui t'aime.

 

PS :

Je te raconte des idioties maman. Je suis chez les voisins !

Je voulais juste te dire qu'il y a des choses bien pires dans la vie que le bulletin scolaire que tu trouveras sur ta table de nuit...

 

La réponse à midi

Par pandora
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Vendredi 26 décembre 2008
Si vous avez 12 minutes devant vous (durée de la vidéo), je vous invite à découvrir une animation de Noël, pleine de poésie et de tendresse, pour les fanes de carottes. Prêts?
Cliquez sur l'image pour aller chez les fanes découvrir le conte de noël deTilu :


Par pandora
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Mardi 11 novembre 2008



En ce 11 novembre, journée de commémoration de l'Armistice, j'ai envie de vous faire découvrir le Blog de Thierry Benquey à travers une de ses nouvelles que j'ai découverte hier par hasard mais qui a un poids tout particulier aujourd'hui.

Je vous invite donc à découvrir cette belle plume et un texte très émouvant sur un poilu de la première guerre mondiale appelé Augustin Trebuchon.

Allez le lire, vous ne le regretterez pas.




Les dernières photos du Lengaï cet après-midi

Par pandora
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Dimanche 2 novembre 2008





Voici la suite de Cacoune qui vous pouvez lire ici et ici ;-)


Météo des coeurs – suite

 

Mercredi 8 août

 

Cher Gérald,

 

Je reviens pour te raconter la suite. La fin.

 

J'y suis allée donc. Au café. Je l'ai attendu. J'étais en retard, mais si peu. Je m'inquiétais. Mais alors que je me demandais si j'avais eu le malheur de la rater, le garçon m'a apporté une lettre. Une dernière lettre dont voici la substance :

 

Cher Pierre,

 

Je suis venue une bonne heure plus tôt que l'heure de notre rendez-vous avec l'intention de vous rencontrer.

 

Il y avait tous ces gens autour, bourdonnant de silence dans mes oreilles et je me suis soudain sentie envahie d'une grande tristesse à l'idée de vous avoir rencontrer. Un spleen nostalgique dont l'objet en était le temps déjà écoulé depuis votre première lettre...

 

Comprenez, je ne peux pas vous rencontrer. Nous avons vécu le meilleur, Pierre...

 

Comprenez, je sens que je pourrais vous aimer. Et nous en viendrions à nous déchirer.

 

La réponse est là : l'alchimie entre le rêve et la réalité n'existe pas, Pierre. Aucun lien entre le vécu et l'imaginaire.

 

Adieu, Pierre.

 

S.H.

 

PS : faites-moi porter le livre à l'Institut National de Météorologie pour le bien du temps. Vous pouvez conserver l'exercice d'écriture mais oubliez-moi.

 

 

Voilà tout ce que contenait sa lettre. Tout et rien.

 

Voilà plusieurs heures que je la lis et la relis. Je ne sais pas plus qu'en faire. Je ne sais plus que faire.

 

Je respecterai sa demande. Pourtant, je suis sûr qu'elle se trompe. Car je sais que je vivrais ma vie durant avec son souvenir constitué de mon vécu d'elle au travers de ses mots et entretenu par mon imaginaire. Et alors elle deviendra une réalité prenant corps dans mes rêves...

 

Je vous dis à bientôt mon ami. Je pars quelques jours en vacances pour réfléchir à la meilleure façon de vivre avec ce vestige constitué de vide.

 

Pierre

Par pandora
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Dimanche 2 novembre 2008





Voici la suite que propose Millie Jolie




Nous devons nous rencontrer aujourd’hui. Je n’ose y croire. Je suis partagée entre l’envie de découvrir et cette angoisse toujours présente de ne pas plaire. C’est toujours là en moi, depuis que je suis toute petite. J’ai peur qu’on ne m’aime pas.

Je me suis levée ce matin avec l’envie folle d’être déjà à ce rendez-vous. Je me suis levée, j’ai pris le temps pour savourer chaque minute qui nous sépare de notre rencontre. Je tiens énormément à ce recueil de poèmes. C’est à cause du décès de mon père et de la vente de sa maison que je l’ai retrouvé ce gage de mon adolescence. C’est un petit bout de moi que je croyais perdu, je l’ai reçu par la poste et je l’ai oublié sur ce malheureux banc. Il va me le rendre. J’ai peur d’être très émue en le découvrant. J’ai peur de pleurer…

L’heure approche. Je finis de me préparer, j’ai longtemps hésité sur la couleur des vêtements, j’ai hésité même sur le parfum. C’est le reflet de mon âme, de mon humeur. Je crois que c’est à cause de l’importance de cette rencontre que j’hésite. Je ne le connais pas, je n’ai reçu que quelques mots de lui et pourtant j’ai déjà envie de plus. Je suis ravie que la météo soit défavorable, je préfère l’intimité d’un bar pour une première rencontre. Le parc aurait été trop impersonnel. Je le connais bien en plus ce bistrot : j’y rédige souvent des notes pendant mes pauses. J’aime le côté très rétro de la déco, il y flotte un souvenir du passé. Les murs ont une âme et souvent m’inspirent de jolies métaphores.

J’arrive un peu en avance, j’ai emmené avec moi mon ordinateur portable. C’est mon compagnon de toujours depuis que ma vieille machine à écrire a été obsolète. J’observe dehors, je le guette… Je ne suis pas assez concentrée pour écrire quoique ce soit de sérieux. Je décide d’aller me griller une clope. Comme à chaque fois, je demande à Alexandre de bien vouloir garder mon portable à côté de lui près du comptoir. Je ne l’éteins pas comme d’habitude. Alexandre est mon meilleur public, il adore lire mes nouvelles. Il me conseille parfois, j’aime avoir son avis. Il fait très froid aujourd’hui, le vent s’engouffre dans le café quand j’ouvre la porte. Il me faut vraiment avoir envie ou être très stressée pour sortir la griller cette maudite cigarette. Je l’allume et je regarde l’extrémité rougir sous chacune de mes aspirations. La météo est décidément bien capricieuse ces derniers jours. Je ne le vois entrer, ni même arriver. Et s’il ne venait pas ? Et si ? Le doute s’empare de moi. J’écrase le mégot, je souffle pour me donner du courage avant de rentrer de nouveau dans ce petit nid douillet.

Alexandre me rend mon bien. Il sourit, il aime ce qu’il a lu alors. Très bien…Puisque mon hôte ne semble pas vouloir arriver, je me replonge dans ce travail de rédaction qui me fait vivre.

Je suis absorbée par mon travail, je n’entends plus le monde extérieur. Tout à coup, je me rends compte qu’il est là en face de moi. Il sourit, je rougis et me confonds en excuses. Il est très grand, il a les traits fins et quelque chose brille dans ses yeux. Je ne sais pas quoi hélas, je l’observe bien pendant qu’il retire son manteau. Il est devant moi et je ne remarque rien que ses yeux, j’ai une impression de plénitude depuis qu’il est là. Il irradie la pièce, c’est très troublant. Je le vois mais je ne peux pas à cet instant où je rédige cette note ne me souvenir que cette impression troublante et de ses yeux. Ses yeux bleus avec une touche de gris, ses grands yeux qui brillent.

Très vite, il me remet le recueil. Il est dans toujours dans l’enveloppe. Il n’y a pas touché. Je n’ose pas sortir ce souvenir de mon adolescence. Il y a trop de blessures à l’intérieur, trop de mauvais souvenirs pour gâcher ce moment là. Il se commande un café long serré et m’offre un thé. C’est vrai que le mien est déjà terminé depuis quelque temps. Mince, il peut en déduire que je suis là à attendre depuis longtemps. Il s’excuse de m’avoir fait patienter, je dois donc lui confesser que je suis arrivée longtemps avant l’heure convenue. Parce que j’aime écrire dans un lieu où la vie bat son plein plutôt que dans mon triste chez moi. Il s’intéresse à moi, à ce passe-temps qui me permet de vivre… Il me pose plein de questions, certaines de mes réponses qui sont trop évasives suscitent en lui de nouvelles interrogations plus précises. Il connaît au bout de plus d’une heure une grande partie de ma vie. C’est drôle, c’est un inconnu et pourtant je n’ai pas osé lui raconter toutes les zones d’ombres de ma vie. Je ne me lasse pas d’admirer ces yeux, je suis sous le charme et je crois que ce sont ces yeux qui ont amené tant de confidence. Au bout d’un long moment, nous semblons enfin nous rendre compte de l’heure exacte qu’il est. Le bar s’est vidé de ses derniers clients et la nuit elle approche à pas de velours.

Se pose alors la question de la séparation, je n’ai pas envie que ce moment prenne fin. Pourtant il le faut bien. Nous enfilons nos manteaux respectifs, je glisse mon compagnon d’écriture dans sa sacoche. La batterie s’est vidée à attendre en vain que j’utilise les touches.

Le froid nous saisit dès que nous franchissons les portes du bar. Il me propose de partager un taxi pour rentrer. J’acquiesce sans hésiter, je ne veux pas voir ce moment s’arrêter devant la rame de métro.

Pendant le trajet, nous sommes gênés par la promiscuité de nos deux corps. La table nous protégeait l’un de l’autre tout à l’heure. Rien n’arrive à rompre le silence qui s’est emparé de nous. Je n’ose pas le regarder, j’aurais peur de vouloir l’embrasser. Alors je contemple les rues de Paris. Je vois les derniers retardataires courir dans les rues de cette ville que j’affectionne tant.

Mais hélas, déjà je vois ma rue. La magie va s’arrêter là ! Que dois-je lui dire ? Que dois-je faire ? J’ai si envie d’un baiser comme au cinéma…

Par pandora
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Dimanche 2 novembre 2008



Voici la suite qu'Hélène a écrite



Pierre, à Gérald, par E-mail;

"Cher Gérald, je l'ai rencontrée , enfin, pour de vrai!
Je ne m'attendais pas à la voir ainsi: elle est tout le contraire de ce que j'imaginais! J'ai même été déçu, sur le moment... Mais elle a parlé: et là, au son de sa voix grave, posée et pourtant si passionnée...J'ai craqué.
Tu sais, très cher, que je me flatte de mes conquêtes féminines, mais celle-ci est différente... Sabine...
Nous avons parlé littérature, et elle semble s'y connaître beaucoup mieux que moi.
Tout était romantique, ces livres, ces ors et ces vieux candélabres... Ma main a frôlé son bras. Elle ne l'a pas retiré.
Tandis que nous devisions, je l'observais, ses yeux de geai, son nez légèrement aquilin, sa bouche gourmande et les rondeurs de son décolleté...

Et puis, je ne sais pourquoi, je mentionnai ton nom dans la conversation.
Alors, là, tout a soudain changé: son visage s'est durci, son coude s'est écarté. Que se passait-il?
Je n'ai pu obtenir la réponse à cette énigme; en sais-tu plus long que moi?

Gérard, réponds-moi vite. J'ai l'impression que quelque chose s'est soudain cassé entre elle et moi. Et je crois que cette fois-ci, je n'y survivrai pas...

Pierre."


( Le même jour de Sabine à Pierre.)

Pierre,

J'ai aimé notre rencontre. J'ai aimé que vous m'ayez donné rendez-vous dans ce café, et l'échange qui a circulé entre nous. Car échange il y a bien eu, n'est-ce pas? Peut-être ais-je rêvé? J'ai pensé,-oh, un court instant!-que vous pouviez être celui que j'attendais...


Je me suis trompée. C'était une erreur. Aussi, je m'empresse de vous faire savoir que nous ne devons plus nous revoir.

Merci de m'avoir rendu et mon livre et ma lettre."

Adieu.

Sabine.

Et elle a écrit la suite de ces échanges, vous les trouverez ici et ici

Par pandora
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nanowrimo 2009


Ticket gagnant : 2104 mots écrits +
  1950 sur d'autres textes
 ( = 5000 pour 11500 attendus sur le tableau de marche)
...
Bloquée +++ sur ticket gagnant
...
Je ne donnerai pas le pourcentage, quand on aime, on ne compte pas :)

...
Sinon j'ai changé mon clavier, peut-être que ça va m'aider ;)

Aquariuuuuuuuuumm

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